Un dispositif bien ficelé

Dans un environnement mondial troublé, avec des risques d’attentats permanents et la montée de la violence dans les stades, le volet sécurité constitue l’un des aspects les plus importants dans un dossier pour l’organisation de la Coupe du monde.
Les différentes commissions d’inspection de la Fifa, en visite au Maroc, ont expérimenté ce problème sur le terrain. Une simulation grandeur nature du cas école du Camerounais Marc Vivian Foé (décédé en septembre en plein match dans le mythique Stade de France) a été faite en octobre, dans le nouveau stade de Fès, sous l’oeil vigilant des inspecteurs qui ont, chrono à l’appui, mesuré le temps que durerait le transport d’un joueur blessé entre le nouveau stade de Fès et le CHU. L’évacuation a duré moins de deux minutes. Pour garantir la sécurité à l’extérieur du stade, le Maroc a musclé son dossier, en engageant de grands experts, des noms associés, depuis ces vingt dernières années, à toutes les grandes manifestations sportives. Entre autres, un certain Bob Stiles.
Cet Américain est un maniaque de la sécurité, d’où d’ailleurs son surnom de «cerbère de la sécurité», donné par les médias américains. Cet expert, souvent consulté par la Fifa, a assuré la sécurité lors de la Coupe du monde de 1994 et aussi lors des Jeux olympiques d’Atlanta, avant de rempiler pour la Coupe du monde féminine.
L’Américain ne chôme pas : il a en en charge la sécurité du stade olympique lors des Jeux d’hivers prévus à Torino (Italie), en 2006. Il n’y a pas jusqu’à la Chine qui ne convoite aujourd’hui ses services. L’empire du Milieu l’a approché dernièrement pour les Jeux olympiques de Pékin, en 2008.
Mais Bob Stiles n’est pas le seul expert américain engagé par le Maroc. Son compatriote, le docteur Jim Halice, le monsieur sécurité des finales de Super Bowl, est aujourd’hui l’un des meilleurs connaisseurs de la sécurité médicale des grandes manifestations.
Le Français Jacques Lambert est aussi de la partie. Avec la casquette de conseiller stratégique de la candidature marocaine, ce préfet, proche de Michel Paltini, mettra à contribution son expertise en tant que numéro deux du comité d’organisation de la Coupe du monde de 1998. Le Français et le Belge Allan Courtois se sont acquittés ensembles, avec succès, de la présidence du comité d’organisation de l’Euro 2000, événement où planait la violence hooligane. Les deux experts sont associés à la candidature marocaine, en tant que consultants.

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