Un élu PJD accusé de corruption électorale

Le "syndrome du 8 septembre" semble s’être saisi des élections du Conseil régional de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. De sources fiables, ALM a appris que le Parquet de Rabat, saisi par le wali de cette région, Hassan Amrani, a convoqué, mercredi dernier, trois membres de ce conseil pour les interroger en relation avec les élections de jeudi dernier et qui ont confirmé Abdelkébir Berkia à son poste de président pour un nouveau mandat de trois ans.
Les mêmes sources affirment que les trois personnes en question, tous élus à Témara, sont le PJD Abdelaziz Bennis, le FFD Mohamed Fadli et Mehdi Tanji (Al Ahd). Les deux premiers auraient usé de moyens illégaux pour permettre au troisième de se faire élire deuxième vice-président du Conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. La justice décidera, sur la base des enquêtes menées sous supervision du Parquet, des suites à donner à cette affaire.
Abdelaziz Bennis, passé par plusieurs partis politiques avant de rallier le PJD, occupe le poste de rapporteur du budget de la même région.
Suite à ces rebondissements, la majorité au Conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër a émis un communiqué dans lequel elle dit s’en tenir à des élections transparentes et honnêtes pour l’élection du bureau qui compte, entre autres, neuf vice-présidents. C’est ce qui a, ajoute-t-on, occasionné le report de l’élection du bureau du Conseil au 1er décembre prochain.
D’autre part, trois membres (représentants des salariés) du même conseil ont saisi la justice pour "casser" la décision de Hassan Amrani les ayant empêchés de prendre part aux élections de jeudi dernier. Les trois conseillers (2 de la FDT et un de l’UGTM) estiment que la décision du wali n’est pas acceptable surtout qu’ils ont pris part, en tant que grands électeurs, au scrutin du 8 septembre pour le renouvellement du tiers de la Chambre des conseillers. La justice devra trancher, le 30 novembre, soit la veille des élections des membres du bureau de la région.
Ces dernières semaines encore, l’USFP et le PJD ont déterré la hache de guerre à l’occasion de la rentrée politique. Les élus islamistes au conseil de la ville, que préside Omar Bahraoui, ont essayé d’imposer leur point de vue (notamment concernant le Festival de Rabat) avant de voter le budget. Il se trouve que ce festival est organisé par l’association que préside Abdelhak Mentrach, d’ailleurs deuxième vice-président sortant du conseil de la région. Abdelkébir Berkia était candidat unique à sa propre succession. En 2003, il avait été élu après avoir largement battu l’istiqlalien Bouamrou Tighouane.

Le PJD lave-t-il plus blanc ?

Après les élections du 8 septembre 2006, le PJD avait décidé d’écarter de ses rangs trois membres dans la région de Souss-Massa-Draâ. Selon les responsables du parti islamiste, Hassan Chafik, Hassan Chaouki (élus communaux à Chtouka Aït Baha) et Moulay M’Hamed Ferhat (Inzegane) n’ont pas respecté les consignes du PJD en ce qui concerne le vote. Toutefois, les raisons de cette mise à l’écart n’ont jamais été expliquées.
A Meknès, c’est le maire PJD qui voit son budget 2007 rejeté y compris par des membres de son propre parti (le PJD). A Kénitra, après des années de "cohabitation" avec Mohamed Talmoust, les élus PJD ont commencé à donner de la voix et tablent même, à quelques mois des élections de 2007, sur une condamnation de ce dernier. M. Talmoust est poursuivi dans le cadre des procédures décidées par la justice au lendemain du scrutin du 8 septembre dernier.  

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