Un homme, une volonté inlassable

Rares sont les jeunes d’aujourd’hui qui connaissent les nuances entre les différents courants qui constituaient la gauche radicale. Encore moins le mouvement « Li Nakhdom Ach’chaâb » (Servir le peuple), condamné à faire long feu.
«Je pense, disait son fondateur, Ahmed Herzenni, dans un entretien qu’il nous a donné , récemment, que ce qui caractérise la situation actuelle est ce grand désire de changement.
A l’âge de 53 ans, il ressent encore cette énergie constructive qui le pousse à agir et influer sur les événements. Mais, aujourd’hui, il est déterminé, plus que jamais, à mener la lutte pour le changement.
Pour cet homme, il y a des dates qui resteront gravées, pour toujours, dans sa mémoire .Il s’agit de mars 1965, le mois durant lequel il fût arrêté pour la première fois pour avoir participé à des manifestations qui allèrent embraser Casablanca et l’ensemble des grandes villes du Royaume.
En 1966, on lui impose le service militaire pour le punir et l’éloigner du campus universitaire.
En 1969, soit deux années après la défaite arabe devant Israël, une année après Mai 1968, et alors que le Président Mao Tsé Toung menait sa révolution culturelle en Chine, et se proclamait contre l’impérialisme soviétique, Ahmed Herzenni prend la tête de l’un des deux noyaux du Mouvement marxiste-léniniste marocain.
En février 1972, il est arrêté, une nouvelle fois, à Agadir et écope d’une condamnation de 15 années de prison ferme.
En été 1984, il bénéficie d’une grâce royale.
Après un bref moment de répit, il crée la revue “Assahib “ et intègre en 1986, l’Institut National de la Recherche Agronomique. Trois années, plus tard, il part aux USA pour aiguiser son savoir. A son retour au pays, muni d’un Doctorat en sociologie, il enseigne à l’université Al Akhawayne.

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