Un ingénieur en génie civil se fait exploser à proximité d’un autocar de tourisme

Un ingénieur en génie civil se fait exploser
à proximité d’un autocar de tourisme

«Le kamikaze qui s’est fait exploser lundi à Meknès, à l’aide d’une bonbonne de gaz, n’est pas connu comme étant un extrémiste», précise des sources officielles de la capitale ismailienne, relayée par la MAP. Deux individus qui auraient été vus en conversation avec le kamikaze avant qu’il ne décide d’actionner son dispositif explosif sont néanmoins toujours activement recherchés. Hicham Dokkali qui a tenté de se faire exploser à proximité d’un bus de touristes dans la place Lahdim lundi 13 août, son jour d’anniversaire, vers 11h45, est né en 1977. Il est ingénieur en génie civile de formation, marié et sans enfants, il travaillait au service des impôts à Meknès, précise-t-on de sources officielles.
Hicham Dokkali, originaire de la ville de Khémissat, avait passé la nuit chez sa famille, dans sa ville natale, avant de perpétrer son forfait le lendemain.  À Meknès où il s’est installé, il y a plus de deux ans, il vivait avec sa femme dans des conditions matérielles moyennes. Il habitait un appartement dans un quartier résidentiel du centre-ville. Selon les faits tels que relatés par la police, «lundi, vers 11h 45, un individu dénommé Hicham Dokkali et qui était dans un état de panique, a fait exploser, près d’un autocar à la place Lahdim, une petite bonbonne de gaz contenant des produits très artisanaux», a notamment précisé Ahmed Damani, préfet de police à Meknès, dans une déclaration rendue publique lundi en fin d’après-midi.
Le terroriste dont le bras gauche a été amputé par la force de l’explosion a été évacué en urgence à l’hôpital militaire de la ville pour recevoir les soins nécessaires. Le kamikaze a également été atteint au foie. Évacué dans un premier temps vers l’hôpital militaire Mohammed V de Meknès, il a été transféré lundi soir à Rabat car son état est jugé critique, affirme-t-on.
Selon le responsable de la préfecture de police cet «acte individuel» représente une tentative désespérée des milieux terroristes. Et cela, face à la vigilance des services de sécurité. Ces derniers ont en effet mis en place un dispositif sécuritaire dans le cadre de l’état d’alerte décrété face aux menaces terroristes avérées dont le Maroc est la cible. Les campagnes d’assainissement menées pour réduire la marge de manœuvre des terroristes ont plongé ces derniers dans la panique et les ont poussés à commettre de tels actes qui, heureusement, ne font pas de victimes comme c’est le cas à Meknès.
L’acte terroriste perpétré à quelques mètres d’un autocar touristique transportant une quarantaine de touristes de différentes nationalités n’a fait aucune victime, souligne-t-on, en effet, auprès de sources officielles.
Des témoins oculaires précisent, en outre, que le kamikaze se serait pointé sur cette place historique, la plus fréquentée de Meknès, et aurait attendu que les touristes rejoignent le bus. L’autocar qui arrivait de la ville voisine de Fès s’est arrêté dans la place, vers 11h10, pour permettre au groupe d’une quarantaine de touristes de visiter ce monument de la ville. C’est à l’instant où ils ont rejoint le bus que le kamikaze s’est approché du véhicule dans l’intention de perpétrer son acte terroriste. «Il a tenté de monter dans le bus où se trouvaient des touristes de plusieurs nationalités mais le chauffeur a eu la présence d’esprit de lui  fermer la porte au nez», affirme un responsable de la sécurité.
Quelques instants auparavant, les mêmes témoins affirment le voir en pleine discussion avec deux autres individus. Les services de sécurité de la ville ont confirmé ce témoignage et affirment avoir ouvert une enquête sur cette affaire et lancé une recherche contre les «deux individus qui conversaient avec Hicham Dokkali, quelques instants avant de se faire exploser», soulignent des sources policières. Le lendemain de cet acte abject, la place Lahdim et la ville de Meknès ont retrouvé leur aspect habituel avec ses autobus de touristes, et ce, sous l’oeil vigilant des forces de sécurité.

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