Un maelström infâme s’est emparé du paysage politique

Un maelström infâme s’est emparé du paysage politique

ALM : Quel bilan faites-vous sur le déroulement des élections communales ?
Ismaïl Alaoui :Je pense qu’il y a différentes facettes à ce problème. En ce qui concerne l’aspect logistique et préparatoire, il faut rendre hommage à toutes les personnes qui ont veillé à ce que ces élections se déroulent dans des conditions normales. D’autre part, il y a lieu de signaler que ces élections ont été transparentes. Mais, cela ne signifie pas que les vieux démons ont été enterrés, étant donné qu’ils ont fait leur apparition dans plusieurs régions. Force est de constater, néanmoins, que cela s’est produit à des niveaux beaucoup moins forts qu’auparavant.
Qu’en est-il des tractations qui ont accompagné la constitution des bureaux des différentes collectivités locales ?
L’essentiel a trait à ces aspects de mélasses qui ont prévalu lors des élections des bureaux des communes et des mairies. Lors de ces élections, nous avons constaté l’existence d’alliances contre-nature et de retournements de situation imprévus. Je crois que ces élections locales ont montré que les alliances au niveau national n’ont pas eu d’influence sur le plan local. Les problèmes locaux et personnels dans ce genre d’opérations ont eu plus d’importance que les questions d’ordre national. Plusieurs partis ont eu beaucoup de mal à imposer une discipline en leur sein.
Cela aurait-il un impact sur la composition du gouvernement ?
Il faut faire une séparation très nette entre la majorité gouvernementale et le paysage local. Lors de ces élections, il n’y a pas eu de véritables rassemblements. Les partis de la Koutla étaient dans des camps différents. Les partis de la majorité étaient, également, dans des camps différents, et des formations de l’opposition étaient avec d’autres de la majorité. En bref, une sorte de maelström infâme s’est emparé du paysage politique local. Maintenant, c’est aux instances dirigeantes des partis de prendre les choses en main.
Mais, l’on parle déjà d’un effritement de la majorité gouvernementale, comme cela s’est manifesté lors de la conférence de presse de Khalid Alioua à laquelle a participé le PPS?
Je ne crois pas qu’il y a un effritement de la majorité gouvernementale. Certes, des journaux avaient rapporté que le Mouvement populaire voudrait assumer des responsabilités qu’il n’a pas. Mais, cela n’a pas eu de suite. En ce qui concerne la conférence de presse, vous avez remarqué que le représentant de notre parti n’a pas dit un mot. Cela dit, nous considérons que notre place est parmi les partis de la gauche et nous allons tout faire pour que cette gauche se réunisse et progresse. Pour l’instant, il est difficile de dire une opinion, nous restons sur la réserve et essayons de comprendre ce qui s’est passé.

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