Un parti, une histoire

Les élections législatives de septembre 2002 ont été une épreuve assez pénible pour le parti de l’Union Constitutionnelle, qui est passé de 50 à 16 sièges au niveau de la Chambre des Représentants. Le 30 novembre 1983, Mohamed Karim Lamrani devait être chargé par feu SM Hassan II de former un gouvernement, après le départ de feu Maâti Bouabid qui avait fondé l’Union Constitutionnelle, dans la perspective des élections de 1984. Jusqu’aux élections législatives de 1997, qui ont vu l’arrivée de la Koutla aux commandes, l’Union Constitutionnelle a toujours bénéficié d’une majorité confortable au Parlement en tant que premier parti. Après cette date, cette formation est passé à l’opposition. Le vendredi 1er novembre 1996, le microcosme politique apprenait avec émotion le décès de Me Maâti Bouabid. Le nom de Abdellatif Semlali, pour lui succéder, était sur toutes les lèvres, tant il est vrai que l’homme est un ancien compagnon du fondateur de l’UC. Tous les deux sont passés par l’Union nationale des forces populaires (UNFP). Le congrès, tenu deux ans plus tard, a plébiscité Me Semlali parce qu’en fait, il émergeait du lot sans concurrent et surtout il n’avait pas de contentieux avec l’un ou l’autre des prétendants. Après plusieurs années passées à essayer d’assainir le parti et de lui redonner un nouveau souffle au parti, Me Abdellatif Semlali est décédé un vendredi 12 janvier 2001. Durant son mandat, l’équipe de Me Semlali entendait mettre au ban tous ceux qui ne croyaient pas au libéralisme à visage social, défendu par Me Bouabid. Depuis la disparition de Me Semlali, c’est Mohamed Abied qui assure le secrétariat général par intérim de l’UC en attendant la tenue du prochain congrès. Mais après les législatures où elle se présentait comme l’une des premières forces politiques du pays, l’UC s’est effondrée aux législatives de 2002 : 16 sièges (contre 50 en 1997 et même plus à l’époque de sa création). C’est presque la seule formation a avoir toujours eu un discours néo-libéral sur les questions économiques. Le passage à l’opposition, au lendemain des législatives de 1997, a exacerbé les problèmes qu’a eus connaître cette formation, qui au sein du Wifak, constitué avec le Mouvement Populaire e(MP) et le Parti National Démocratique, a essayé de faire front contre les partis de la Koutla.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *