Un paysage politique balkanisé

Au Maroc, le pluralisme est un pilier de la scène politique, comme le stipule d’ailleurs l’article 3 de la Constitution de 1996: « Les partis politiques, les organisations syndicales, les collectivités locales et les Chambres professionnelles concourent à l’organisation et à la représentation des citoyens. Il ne peut y avoir de parti unique ».
Ce sont donc quelque 26 formations qui font le jeu politique. 22 d’entre elles ont pu décrocher un siège au Parlement, lors des élections de 2002. A leur tête figurent les grands partis, ceux qui ont participé à la lutte contre l’occupant ou qui ont vu le jour dans les premières années de l’indépendance, l’USFP, le Parti de l’Istiqlal, le Mouvement populaire, le RNI. D’autres partis, qui ont vu le jour beaucoup plus tard, ont également leur mot à dire, en raison de leur poids sous la coupole. Il s’agit notamment du MNP, de l’UC, du PND ou des récents FFD, UD, MDS, PSD, ADL, PRD (Parti de la réforme et du développement), PML (Parti marocain libéral), Forces citoyennes, PED (Parti de l’environnement et du développement) pour ne citer que ceux-là. Les élections du 27 septembre 2002 ont par ailleurs dévoilé la réelle existence d’une force politique tenue jusque-là à l’écart du jeu politique. Il s’agit du Parti de la justice et du développement (PJD) qui a réussi à se hisser parmi les plus grands partis politiques du pays.
Il s’agit d’ailleurs d’un parti qui constitue la véritable force d’opposition au Parlement. Pour ce qui est des ressources financières de ces partis, elles proviennent des cotisations de leurs membres, des revenus liés à leurs activités sociales ou culturelles, des aides et des subventions de l’État et des dons, legs et libéralités qu’ils sont en mesure de recevoir. Mais c’est la subvention étatique qui intéresse ces formations politiques, bien qu’une formation comme l’Istiqlal soit considérée comme la plus « riche » du Maroc. En tout cas, l’Etat accorde une subvention annuelle dont le montant global est fixé par arrêté du Premier ministre.
Actuellement, cette subvention est répartie entre les partis politiques représentés au Parlement sur la base de plusieurs critères, celui du nombre des représentants et conseillers, du nombre de voix qu’ils ont obtenues lors des élections ainsi que le nombre de candidats qu’ils ont présentés.

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