Un plan d’action pour l’ODECO

ALM : Depuis que vous étes à la tête de l’ODCO, quelles sont les mesures que vous avez prises pour redresser cet office ?
Younes Shaimi : La tenue du Conseil d’administration le 4 septembre 2002 était une occasion pour préparer un plan d’action stratégique et un manuel de procédures capable d’aider à la restructuration de l’Office. Ce manuel prévoit la mise  en place d’un schéma directeur informatique ainsi que le «Relifting» du site Web de l’Office.
À signaler aussi que parmi les objectifs de l’Office: l’amélioration des recettes de l’ODECO par une tarification de ses services. Ce système de tarification est basé sur un principe de solidarité entre les coopératives. C’est ainsi que les petites coopératives bénéficient gratuitement de la formation et l’assistance de l’Office.  L’amélioration des recettes passe aussi par le recouvrement des recettes parafiscales qui s’élève à 2% de l’excèdent net des coopératives, je signale à cette occasion que les recettes de l’Office qui ne dépassaient pas 1 à 1.5 million de dirhams en 2001 frôle actuellement les 7 millions de dirhams. Nous avons aussi mis en place un programme qui vise le renforcement de la décentralisation des pouvoirs de l’Office qui reste jusqu’à maintenant moins centralisé. Cette politique de décentralisation permettra de donner aux délégations un rôle beaucoup plus important dans la promotion et la gestion des affaires courantes des coopératives. Il faut signaler à cette occasion l’ouverture d’une nouvelle délégation à Casablanca à partir du premier juillet.     
Parmi les dossiers en souffrance figure celui de la SCARI dont la gestion est entachée de plusieurs irrégularités flagrantes selon le rapport de l’inspection générale des finances . où a-t-il atteri ce dernier ?
Je tiens à préciser que l’affaire SCARI n’est pas le seul dossier qui est en souffrance au sein de l’Office. On a aussi l’affaire de l’UNICAM (Union des Coopératives marocaines) et d’autres dossier qui sont moins importants. Mais concernant l’affaire SCARI nous avons réactivé l’application de l’article 80 qui concerne le contrôle de la coopérative après la convocation  de l’assemblée générale extraordinaire et lecture du rapport préparé par l’ODECO, une fois la lecture est donnée une période d’observation de six mois est donnée.
Si, dans les six mois qui suivent la date de la réunion de l’assemblée générale extraordinaire, les mesures prises apparaissent inopérantes, l’Office de développement de la coopération doit proposer, à la de demande de l’administration intéressée ou de sa propre initiative, le retrait d’agrément.
 Ainsi que  la mise en place d’une commission administrative provisoire qui se substitue dans les droits et les obligations dudit conseil.

Comment l’Office gère-t-il ses
différentes composantes ?
Le nombre des coopératives au Maroc s’élève à 4277. L’Office du développement de la coopération a donc l’habilité de s’assurer que les coopératives et leurs unions sont gérées conformément aux dispositions de la loi et des textes pris pour son application.
 Toutefois, il faut préciser que la stratégie de l’ODECO s’inscrit dans le cadre d’une politique globale entreprise par le ministère de l’Artisanat et de l’Economie sociale qui vise la promotion des coopératives ainsi que leur mise à niveau.

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