Un retard justifié et normal

Le report, à deux reprises, de l’annonce officielle des résultats du scrutin législatif est dû à la rigueur et à la volonté des autorités administratives compétentes de livrer à l’opinion des données fiables, définitives, réelles et complètes qui ne souffrent aucune remise en cause. Cette affirmation faite par le ministre de l’intérieur, Driss Jettou, dans la nuit du samedi est venue mettre fin à un ensemble de spéculations qui commençaient à envenimer l’ambiance électorale.
En effet, le retard de l’annonce des résultats avait commencé à susciter la polémique sur les raisons ayant provoqué un tel ajournement et certains médias étrangers commençaient à s’aventurer dans des explications hasardeuses.
Dans son intervention devant les représentants de la presse nationale et internationale, le ministre de l’intérieur a expliqué que le retard était dû au fait de la complexité de l’opération de dépouil- lement due au nouveau mode de scrutin par liste, d’un côté, et d’un autre côté à la volonté de rigueur et de précision.
Les étapes de dépouillement telles que stipulées par la loi et expliquées par Jettou sont le dépouillement, le recensement des voix, le calcul des proportions, et la proclamation des résultats.
Toutes ces étapes nécessitent des mesures précises et transparentes, ce qui a été la cause principale de la longue durée plus particulièrement dans les circonscriptions électorales de grande étendue et au relief accidenté.
Ainsi, après l’opération de dépouillement des bulletins faite au niveau des bureaux électoraux, des procès-verbaux sont établis et signés par les délégués des différentes listes avant d’être envoyés aux sièges des commissions provinciales de recensement que président des magistrats et qui ont la responsabilité du contrôle de l’ensemble des procès verbaux et des données qu’ils contiennent.
Il est ensuite procédé à la centralisation des résultats et à la détermination du nombre de voix correspondant au seuil d’éligibilité retenu pour éliminer les listes n’ayant pas obtenu 3 % des suffrages exprimés. Ensuite, on passe à la détermination du quotient électoral et à la répartition des sièges sur la base de ces critères et de la règle du plus fort reste.
Une fois toutes ces procédures achevées, avec tout ce que cela implique comme opérations de calcul précises, les résultats sont proclamés et les procès-verbaux établis. Durant toutes ces étapes, explique le ministre, les magistrats, les présidents des commissions provinciales et l’ensemble des membres desdites commissions veillent à ce que tout se déroule dans le respect total de la loi. Jettou rappelle d’ailleurs le rôle de contrôle qui revient aux délégués des listes et qui ont le pouvoir de suivre toutes les étapes de l’opération et d’émettre, s’il y a lieu de le faire, des observations et de les consigner dans les procès-verbaux.
Par ailleurs, le ministre de l’intérieur a affirmé que les commissions qui n’avaient pas encore proclamé leurs résultats poursuivaient leur travail et que les résultats allaient êtres annoncés dès qu’elle aient terminé de le faire.

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