Une bouffée d’air pour le Maroc

Une bouffée d’air pour  le Maroc

Le déficit commercial marocain s’allège. C’est ce qui ressort des chiffres préliminaires des indicateurs mensuels des échanges extérieurs publiés par l’Office des changes au titre du mois de mars 2013. Ainsi, les premiers résultats des échanges extérieurs enregistrés durant le premier trimestre de 2013 ont été marqués particulièrement par l’allègement du déficit du commerce extérieur de 5,2%, soit un recul de 2,5 milliards de dirhams, et une stagnation du taux de couverture des importations par les exportations se situant à 49,5% contre 49,6%. Hors produits énergétiques, ce taux s’élève à 65,2%.
À ce titre, les importations ressortent en baisse de 5,5% à fin mars 2013 par rapport à la même période en 2012. En effet, les importations de marchandises, évaluées CAF, ont porté sur 88,65 milliards de dirhams contre 93,80 milliards de dirhams une année auparavant. Cette performance est liée, selon l’Office des changes, à la baisse de quasiment l’ensemble des groupes de produits. Dans le même sillage, au titre du premier trimestre 2013, les exportations ont marqué une baisse de 5,8%, soit un recul de 2,7 milliards de dirhams comparativement à la même période de 2012.
En dépit de ce recul des exportations, le déficit commercial s’est largement rétracté. Cette évolution résulte de la régression de 5,5% des importations, plus importante en valeur que celle de 5,8% des exportations. Ce qui a permis au taux de couverture de se situer à 49,5%, en stagnation par rapport à la même période en 2012.
Par ailleurs, l’Office des changes fait état d’un accroissement important des flux des investissements directs étrangers au Maroc de 43,9%. Ces flux se chiffrent à 10,57 milliards de dirhams contre 7,34 milliards de dirhams à fin mars 2012. Ainsi, les recettes ressortent à 11,85 milliards de dirhams contre 8,95 milliards de dirhams à fin mars 2012, soit en hausse de 32,5%. Par contre, pour les dépenses, il s’agit d’un recul de 19,8% puisqu’elles se chiffrent à 1,28 milliard de dirhams contre 1,60 milliard de dirhams à fin mars 2012. Et toujours dans le trend baissier, on retrouve les recettes MRE qui reculent de 3,8% et les recettes voyages qui se rétractent de 1,6%. Par contre, en valeur absolue, la baisse globale de ces recettes n’a pas dépassé les 699 millions de dirhams.
Cependant, tous ces bons indicateurs n’ont pas empêché l’aggravation du déficit budgétaire. À ce titre, le ministre de l’économie et des finances, Nizar Baraka, explique que la décision du gouvernement d’arrêter l’exécution de 15 milliards de dirhams au titre du budget d’investissements vise, justement, à prévenir l’aggravation du déficit budgétaire. En effet, dans un exposé sur «les développements de la situation économique et financière» présenté, lundi 15 avril, devant la commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, M. Baraka a indiqué que les résultats de la mise en œuvre de la loi de Finances durant les trois premiers mois de 2013 font ressortir un déficit budgétaire de 16,8 milliards de dirhams, soit près de 2% du Produit intérieur brut (PIB), ce qui signifie que le déficit budgétaire au titre de l’année en cours s’établirait à 8%, soit un creusement du déficit de 1% par an.
À noter que l’allègement du déficit commercial, bien qu’insuffisant à lui seul, participe tout de même à régulariser le déficit budgétaire.

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