Une feuille de route pour développer la pêche maritime

La cérémonie de signature de la convention relative à la réalisation du projet industriel Haliopolis a été présidée par SM le Roi Mohammed VI, mardi 29 septembre, dans la commune rurale Drarga à Agadir. Elle a été ratifiée respectivement par Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime et Reda Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies. Mais également par Rachid Filali, wali de la région de Souss-Massa-Drâa, Ibrahim Hafdi, président du conseil de la région, Anas Alami, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion, et Hassan Zarkadi, président du conseil de la commune rurale de Drarga. La réalisation du parc Haliopolis s’inscrit dans le cadre de la création d’un pôle de compétitivité halieutique régional basé sur un concept innovant de nouvelle génération de parcs industriels intégrés offrant une gamme diversifiée de services. Le projet est conséquent.
Par ailleurs, il nécessite pour sa réalisation un investissement total estimé à 6,6 milliards de dirhams. Ce futur parc industriel générera quelque 20.000 emplois et offrira aux investisseurs des lots de terrains équipés, des unités prêtes à l’emploi, des plateaux de bureaux et une pépinière d’entreprises. Il est doté d’un potentiel de transformation de produits de la mer de 500.000 tonnes, dont 150.000 tonnes pour les usines délocalisées et 350.000 tonnes pour les nouvelles unités industrielles. Le projet sera érigé sur une superficie totale de 150 hectares répartis sur les industries de transformation, les industries de support, les activités logistiques et les activités de services. Ainsi, ce plan baptisé «Halieutis» a pour ambition de porter à 21,9 milliards de dirhams le PIB du secteur halieutique à l’horizon 2020 contre 8,3 milliards en 2007, en vue de faire de la filière un moteur de croissance pour l’économie nationale, a souligné M. Akhannouch, présentant devant SM le Roi les grands axes de ce plan.
La stratégie renouvelée de développement et de compétitivité du secteur vise à augmenter à l’horizon 2020 la consommation de poisson au Maroc pour atteindre 16 kg/ habitant/an, contre 10 kg actuellement. De même, la valeur des exportations des produits de la mer sera portée à plus de 3,1 milliards de dollars contre 1,2 milliard en 2007, a-t-il ajouté. Dans ce sens, le plan «Halieutis» prévoit la concrétisation de 16 projets structurants dans les filières de transformation et de valorisation des produits de la mer, a relevé M. Akhannouch. Par ailleurs, le plan comprend également le projet phare de création de trois pôles de compétitivité (Tanger, Agadir, Laâyoune-Dakhla) devant mobiliser des investissements de 9 milliards de dirhams. L’ambition de doter le Royaume de ces trois nouveaux pôles de compétitivité procède d’une nouvelle orientation dans ce domaine tendant à dynamiser les régions abritant lesdits pôles, à renforcer la compétitivité du Maroc au niveau international et à faire émerger de nouvelles habitudes de travail, fondées sur la coopération et la complémentarité.


Le plan Halieutis, une nouvelle stratégie


Il s’agit d’améliorer la gestion des espaces portuaires, de renforcer l’attractivité des halles à marée, de structurer et dynamiser le marché intérieur autour des marchés de gros et de détail, de faciliter l’accès des industriels aux matières premières et de les orienter sur les marchés les plus porteurs. Ainsi, pour un meilleur encadrement du secteur, l’accent sera mis sur la clarification du dispositif juridique, le développement du système de contrôle et la mise en place d’une traçabilité tout le long de la chaîne de valeur, le renforcement des compétences et l’amélioration l’attractivité des métiers et l’organisation de la représentation professionnelle. La nouvelle stratégie est fondée sur une vision sectorielle intégrée s’articulant autour de trois axes majeurs, à savoir l’exploitation durable des ressources et la promotion d’une pêche responsable, le développement d’une pêche performante en faveur d’une qualité optimale dans le traitement des produits et l’amélioration de la compétitivité afin de conquérir de nouvelles parts de marché. D’autre part, cinq instruments seront mis en place pour l’exécution de la nouvelle stratégie, dont le Comité national de la pêche, chargé de définir la politique d’aménagement des pêches maritimes, suivre la mise en œuvre et évaluer les impacts, ainsi que le Fonds pour l’ajustement et la modernisation de l’effort de pêche, dédié à la restructuration de la flotte de pêche au Maroc. Il sera également procédé à la création d’une Agence nationale pour le développement de l’aquaculture, un Centre de valorisation des produits de la mer et un Observatoire de l’emploi du secteur halieutique.

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