Une nouvelle approche politique

Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait prononcé un important discours, le 9 janvier à Casablanca, relatif à la création des centres régionaux d’investissement. Cette initiative royale est considérée comme une révolution dans les moeurs administratives et comme un tournant majeur dans l’approche politique et administrative des problèmes économiques. Depuis cette date, le souverain suit personnellement la réalisation de ce projet dont le planning d’exécution est supervisé scrupuleusement par le ministre de l’Intérieure, Driss Jettou. Aujourd’hui la création de ces centres régionaux d’investissement(CRI) arrive à sa phase finale dans les délais qui lui étaient impartis.
L’installation des directeurs des CRI sera effective dés le mois de juillet pour que ces centres puissent être opérationnels à partir du mois de septembre. Il fallait s’attendre à cette rapidité dans l’exécution quand on connaît l’importance qu’accorde SA Majesté à la décentralisation. Car au-delà de l ‘institution du guichet unique à travers les CRI, le souverain vise à instaurer un nouveau concept de l’autorité économique. Un concept qui est basé sur la décentralisation des pouvoirs et, par voie de conséquence, sur la régionalisation des centres de décision dont les prérogatives seront déléguées aux Walis et aux gouverneurs. Normal que SA Majesté le Roi ait insisté sur la dimension politique, économique et sociale de cette initiative dans son discours du 9 janvier : «Cette lettre est, en fait, porteuse de messages multiples sur notre volonté de consolider la décentralisation, la déconcentration et la régionalisation que nous considérons être le pilier institutionnel du Maroc d’aujourd’hui et de demain.» Une décision qui vient à point nommé pour consolider les pouvoirs économiques des walis dont la mission, nouvelle et essentielle, est de contribuer au développement de la région. Or il s’est avéré que les Walis et les gouverneurs manquaient de moyens pour appliquer les directives royales, dont notamment la délégation de signatures essentielles pour activer les procédures d’investissement et autres.
Le ministre de l’Intérieur, Driss jettou, en fin connaisseur des affaires économiques, a été sidéré par l’énormité de concentration des dossiers de toutes les régions dans ce département. Il avait à signer des dizaines de milliers de documents, souvent anodins, alors qu’ils pouvaient être traités rapidement sur place. Non seulement cet exercice le contraignait à passer la plupart de son temps à signer les parapheurs, mais la perte du temps causait des préjudices aux administrés et à l’économie nationale. Aujourd’hui, ces entraves vont s’estomper avec la création des CRI sous la responsabilité des walis des régions. Pour ce faire, ces derniers sont désormais dotés de prérogatives légales et réglementaires au lieu et à la place des ministres. Les Walis et les gouverneurs auront donc toute la latitude de diligenter les actes administratifs nécessaires à la réalisation des investissements.
Le ministre de l’Intérieur, Driss Jettou, en a fait son cheval de bataille depuis qu’il a été chargé par SA Majesté de cette mission. Aujourd’hui, les directeurs de centres nommés par le Souverain effectuent une formation à l’ISCAE avant d’aller en France pour affûter leurs connaissances dans la gestion de l’aide à la création d’entreprises et l’aide aux investisseurs. La décentralisation prônée par SA Majesté le Roi a même touché le département de l’intérieur puisque le ministre, Driss Jettou, a décidé d’affecter 44 hauts cadres dans les régions et provinces. Un véritable tournant vers un avenir plus proche des administrés.

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