Une nouvelle chance

Le prochain sommet de l’Union du Maghreb Arabe ( UMA) se tiendra les 21 et 22 juin prochain à Alger. L’annonce a été faite officiellement par la partie algérienne. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a présidé, mardi, une réunion de travail dans la perspective de la tenue de ce sommet.
L’impression qui prévaut auprès des cinq pays de l’UMA, est que ce sommet est de nature à donner une impulsion et une dynamique nouvelles à l’oeuvre d’édification de l’union. L’Algérie, hôte du sommet, a réitéré, par la voix de son chef de la diplomatie, son attachement à la construction du Maghreb qui constitue «un choix stratégique qui répond aux aspirations des peuples frères de la région». Du côté marocain, l’attachement à l‘édification de l’UMA, n’a jamais été démenti. Ce choix consenti avec une profonde conviction, a été réitéré par SM le Roi Mohammed VI, lors du dîner officiel que le souverain a offert mardi soir en l’honneur du président italien M. Carlo Azeglio Ciampi, en visite officielle au royaume. Le souverain a réaffirmé à l’adresse de son hôte, que le Maroc « a fait le choix stratégique de la construction de l’Union du Maghreb Arabe, sur des bases saines et solides » et formulé le souhait que la communauté internationale donne une forte impulsion à son soutien aux efforts menés par le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, afin de permettre la paix, de la stabilité, le développement et l’intégration maghrébine.
Du côté libyen, ce sommet est attendu avec beaucoup d’espoirs. Une rencontre avait réuni, dimanche dernier à Syrte, le ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaissa, le secrétaire du comité populaire général libyen de l’unité africaine, M. Ali Abdesselam Triki et le secrétaire général de l’UMA, M. Habib Boulares, pour examiner les préparatifs de la prochaine réunion.
L’espoir est grand dans les cinq pays membres de l’UMA de voir cette nouvelle initiative déboucher sur une véritable relance de l’union, lancée à Marrakech en 1989. Les enjeux sont de taille, au moment où, pour plusieurs pays de l’union, l’horizon 2010 est porteur à la fois d’espoirs et de craintes, non sans fondement. Ce nouvel essai sera-t-il le bon ? De Rabat à Tunis en passant par Nouakchott, Alger et Tripoli, on l’espère. Car à la clé, il y a un important groupe régional, qui sera fort de quelque 107 millions d’habitants en 2025, seule garantie d’avenir des pays du Maghreb.

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