Une nouvelle marche pour le Sahara

Une nouvelle marche pour le Sahara

Depuis plusieurs jours, les Marocains résidant à l’étranger sortent en force dans les rues de quelques-unes des plus grandes villes d’Europe pour exprimer leur attachement à l’intégrité territoriale. Des milliers de Marocains se sont rassemblés dernièrement à Paris, Madrid, Barcelone, Ottawa et Francfort pour cond-amner les convoitises du régime algérien et sa stratégie de déstabilisation du Maroc. Principal responsable de cette mascarade séparatiste et de la misère de plusieurs centaines de séquestrés, le régime militaire algérien est désormais pointé du doigt dans toutes les capitales européennes.
A Paris, dimanche denier, un nombre incalculable de manifestants, essentiellement des jeunes de la deuxième et troisième générations, se sont donné rendez-vous à la place de la Bastille. Le drapeau marocain à la main ou sur les épaules, ces Marocains ont voulu crier haut et fort que malgré les distances, ils demeureront toujours fiers d’être Marocains et s’opposeront, par conséquent, à toute tentative de porter atteinte aux institutions de l’Etat marocain et à son intégrité territoriale. Les slogans scandés par les manifestants étaient fermes à l’égard du pouvoir algérien, tout en étant emprunts de tolérance et d’optimisme : "Pouvoir algérien, arrêtez vos ingérences", "Pouvoir algérien, ras le bol", "Oui au partenariat, Non au mercenariat", "Non au sabotage de l’unité maghrébine", "Le Maroc avance, arrêtez votre ingérence", "Algérie, touche pas à mon pays", Mohamed Abdelaziz, tes parents t’attendent au Maroc", "30 années de séquestration, une honte pour l’humanité", "Libérez les morts-vivants du désert algérien". En tout cas, ce rassemblement populaire s’est déroulé dans une ambiance décontractée, en présence notamment de citoyens marocains originaires des provinces du Sud, encadrés  par des associations très actives sur le terrain, telles que l’Association des tribus sahraouies marocaines en Europe et l’Alliance des Sahraouis marocains en France. Au total, une trentaine d’associations, ont répondu à cet appel lancé par le Collectif international pour la libération des séquestrés Marocains de Tindouf en Algérie.
La veille, samedi 18 juin, une centaine de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade d’Algérie à Paris. Parmi les manifestants figurait le recteur de la mosquée d’Evry (dans l’Essonne) Khalil Merroun. Celui-ci se trouve être également un membre du Conseil français du culte musulman (CFCM). La présence de Khalil Merroun a énormément dérangé le pouvoir algérien qui s’est empressé de mettre en branle sa machine de dénigrement. S’en est immédiatement suivi un communiqué d’Abdallah Zekri, un Algérien responsable à la mosquée de Paris, dans lequel il demandait au président du CFCM (Dalil Boubakeur, un autre Algérien) d’expulser purement et simplement Khalil Merroun.
A Madrid, la mobilisation des Marocains était tout aussi forte après l’appel lancé par un collectif de cinq associations de Marocains installés à Madrid. Des milliers de personnes, hommes et femmes, originaires de toutes les régions du Royaume se sont rassemblées devant l’ambassade d’Algérie dans la capitale espagnole. Sous les regards de quelques éléments des forces de l’ordre espagnoles, les Marocains résidant en Espagne ont condamné l’attitude algérienne hostile, non seulement à l’intégrité territoriale du Maroc, mais essentiellement à sa stabilité. Là encore, la présence de plusieurs Marocains originaires des provinces du Sud a prouvé à l’opinion publique internationale que les Sahraouis sont fermement attachés à leur pays, le Maroc, contrairement aux allégations algéro-polisariennes.
"Alger, bas les pattes, le Sahara n’est pas le tien, "Oui à l’unité, non au séparatisme", "Vive le Sahara marocain" et "Liberté pour les prisonniers de Tindouf", sont entre autres slogans écrits en espagnol et en arabe par les manifestants.
La voix des Marocains d’Allemagne a également retenti. Les résidents marocains dans ce pays ont organisé une importante manifestation à Offenbach, non loin de Francfort. Les participants à cette manifestation qui a réuni, jeunes et vieux, étudiants, salariés, cadres bancaires et d’administrations publiques allemandes, instituteurs et professeurs universitaires, n’ont pas manqué l’occasion pour réclamer qu’une fin soit mise au calvaire des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf au sud-est algèrien et en particulier ceux qui sont emprisonnés dans les geôles des mercenaires du "Polisario".
Face à tout cela, la presse algérienne semble totalement démunie. Toutefois, le journal "El Watan" croit voir dans cette mobilisation populaire marocaine "une provocation devant les ambassades algériennes". Pour El Watan c’est une preuve de plus que "Le palais royal perd son sang froid". Pour sa part, le quotidien le "Jeune Indépendant" affirme que "le ministère algérien des Affaires étrangères compte instruire son ambassadeur à Rabat, Boualem Bessaïeh, pour préparer un rapport circonstancié sur ce qui est qualifié par les observateurs d’«affront» gratuit". Le "Courrier d’Algérie" va encore plus loin. Sous le titre, "Campagne de désinformation sans précédent du Maroc", le Courrier assure que "Rabat actionne le lobby juif" pour nuire à l’image de marque d’Alger et du polisario. En clair, le Maroc aurait "commandé" une enquête de l’US Commitee for Refugees and Immigrants (USCRI) qui dénonce les atteintes aux droits des civils séquestrés à Tindouf.
Le rapport de l’USCRI accuse également Alger de soutenir l’exploitation des civils par une poignée de polisariens.
En somme, la fermeté marocaine était inscrite dans l’ordre des choses.
Le régime algérien est dans ses petits souliers.

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