Une réimplantation du pénis réalisée avec succès au CHU de Fès

Incroyable mais vrai. Une femme a l’aide d’une lame tranchante a coupé le pénis de son mari. La victime de cette boucherie, Ahmed âgé de 27 ans a subi une amputation totale du pénis. Avant d’être hospitalisé, le jeune homme est resté quatre heures sans pénis. Une souffrance physique et psychologique indescriptible. «La victime était en état de choc hémorragique. Quand il est arrivé à l’hôpital, il était en crise d’hystérie. Il avait peur de ne jamais retrouver son pénis», affirme Pr Mohamed Fadl Tazi, urologue au Centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès. Et de poursuivre «Nous avons réimplanté le pénis. L’opération chirurgicale qui a duré trois heures a été effectuée à l’aide de lunettes grossissantes, une technique qui permet de faire grossir les vaisseaux». Cette réimplantation a été réalisée le 1er octobre 2010 au CHU de Fès par une équipe médicale composée de huit chirurgiens urologues : Pr Moulay Hassan Farih, Pr Mohamed Jamel El Fassi, Pr Mohamed Fadl Tazi, Pr Abdelhak Khallouk, Pr Jalal Eddine El Ammari, Dr Ahellal Youness, Dr Lahlaidi Karim et Dr Hachmi Islam. «Le jeune homme est toujours hospitalisé. Il est en bonne santé et devrait sortir dans une quinzaine de jours. Il devra garder une sonde urinaire pendant une durée d’un mois», souligne Pr Fadl Tazi. Une sonde urinaire est un tuyau (de 35 à 40 centimètres) qui est mis en place dans l’urètre. Celle-ci permet de récupérer les urines contenues dans la vessie, de les évacuer à l’extérieur et de les collecter dans un sac. Selon le Pr Fadl Tazi, Ahmed pourra retrouver une érection normale grâce à des traitements de réhabilitation pénienne. Selon l’urologue, la cicatrisation complète nécessite une durée d’un mois. Mais ce genre d’opération de nature très rare comporte son lot de risque. «La complication majeure est la sténose de l’urètre. Il s’agit d’un rétrécissement du canal de l’urètre en raison de tissus sclérosés», explique Pr Fadl Tazi. Contacté par ALM, le Pr Mounir Charif Chefchaouni, chirurgien urologue à Casablanca souligne qu’il existe d’autres complications en dehors de la sténose de l’urètre. «Il faut relever d’autres risques en l’occurrence les troubles de l’érection et les troubles de l’orgasme», note Pr Chefchaouni. Quant au risque de stérilité, le Pr Fadl Tazi est formel à ce sujet. «Dans ce cas précis, il n’y a aucun risque dans la mesure où les testicules du jeune homme n’ont pas été touchés», précise t-il. Même son de cloche pour Pr Chefchaouni. «Le problème ne se pose pas puisqu’il s’agit d’une amputation pénienne au ras du pubis». Le jeune Ahmed a encore du mal à y croire. Si cette opération a été une réussite c’est grâce à une équipe médicale de pointe qui mérite d’être saluée.


Affaire John Bobbit
Tout le monde se souvient encore de ce fait divers qui fit les gros titres de la presse internationale. En 1993, la femme de John Bobbit Lorena tranche le pénis de son mari à l’aide d’un couteau de cuisine. Elle s’enfuit par la suite avec le morceau qu’elle a coupé et le jette par la fenêtre de sa voiture. La police finit par retrouver le fameux morceau qui sera recousu à travers une intervention chirurgicale. Lorena déclare à la police avoir agi de la sorte car son mari se masturbait et ne voulait pas lui donner d’orgasme et qu’il la frappait souvent. Aussi bizarre que cela puisse paraître, elle ne sera pas reconnue coupable. Cela dit, Lorena passera 45 jours dans un hôpital psychiatrique. Ils divorcent en 1995 après six années de mariage. Après son opération, John devient une star du porno afin de financer son opération. Quant à Lorena, elle devient un symbole, pour les organisations féministes, de la femme se rebellant face à un mari qui la battait.

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