Une responsabilité gouvernementale

Prié d’expliciter sa position, notre confrère se dit d’abord choqué par le silence maintenu autour de cette affaire, à la veille et pendant la campagne électorale. «A un moment donné, tout s’est arrêté. Black out total sur l’affaire. Ni les médias qui s’étaient relayés pour tirer l’affaire au clair. Ni les partis politiques. Aucun des 26 partis n’a abordé la question. C’est choquant», estime-t-il.
Les journaux n’ont certainement pas voulu interférer dans les élections en mettant sur la défensive une formation politique, qui était directement concernée. Mais Khalid Jamaï croit que le débat électoral aurait pu porter sur l’aventure d’ Al Najat. «Cela concerne 60 ou 70 mille Marocains, qui ont été arnaqués. La presse, notamment par le travail d’avant-garde de Aujourd’hui Le Maroc, a apporté les preuves. Le gouvernement par le biais du Ministère de l’Emploi, en responsable, devra réagir. Une procédure judiciaire devrait suivre. Rien de tout cela. Aucune voix gouvernementale pour dire que l’affaire est vraie ou fausse. », poursuit notre confrère.
Le Ministère de tutelle a-t-il des circonstances atténuantes ? A-t-il été mal informé ? induit en erreur? «Même si c’était le cas, il aurait pu mener une enquête, prendre des mesures et apporter une solution aux victimes. Ce n’est pas au prochain gouvernement de gérer cette affaire. Il faudra obtenir justice pour ces franges spécifiques de notre jeunesse, qui sont diplômées et d’un niveau culturel assez élevé», conclut Khalid Jamaï.

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