USFP : La démission de Radi divise le nouveau bureau politique

USFP : La démission de Radi divise le nouveau bureau politique

La première réunion du nouveau bureau politique de l’USFP prévue jeudi 20 novembre à Rabat s’annonce houleuse. La question de la démission du nouveau premier secrétaire du parti, Abdelouahed Radi, de son poste de ministre de la Justice, suscite déjà une vive polémique parmi les membres de cette instance exécutive. Les propos de M. Radi, au lendemain de son élection à la tête du parti viennent alimenter cette polémique. Le nouveau premier secrétaire a affirmé dans une récente déclaration à la presse ne pas avoir l’intention de démissionner. Il a argué que «le Conseil national s’était déjà prononcé en faveur du maintien de la participation de l’USFP au gouvernement». Des membres du nouveau bureau politique crient à l’amalgame. Ils  dénoncent ce qu’ils ont appelé «une volonté préméditée à cultiver la confusion». «L’engagement pris par M. Radi implique une démission personnelle de son poste ministériel pour se consacrer uniquement à la gestion des affaires internes du parti», précise un membre du nouveau bureau politique. «Il ne s’agit donc pas de la participation de l’USFP au gouvernement», a martelé le dirigeant socialiste, qui a souhaité ne pas être cité. Rappelons qu’à la veille du premier tour du congrès (mi juin 2008, à Bouznika), M.Radi avait annoncé devant les initiateurs de «l’Appel pour la refondation de l’USFP», dont notamment «les nouveaux socialistes», son intention de renoncer à son poste de ministre de la Justice en cas d’élection à la tête du parti.
Cette initiative avait été saluée notamment par les jeunes militants socialistes, qui y ont vu un signal de renouveau. Mais le «revirement» de M. Radi risque de relancer la polémique autour de sa présence au gouvernement. «Ce revirement pose la question de la crédibilité même de la nouvelle direction et risque de compromettre l’espoir d’une relance du parti qui dépend largement de la disponibilité du nouveau premier secrétaire», met en garde une source ittihadie.
Au-delà du «sort» (ministériel) de M. Radi, un autre point épineux figure à l’ordre du jour de la première réunion du nouveau bureau politique.
Il s’agit de l’élection d’un premier secrétaire adjoint. Deux candidats partent favoris pour ce poste : Fathallah Oualalou et Habib El Malki. Qui sera élu à ce poste ? M.Oualalou qui a été classé deuxième après M. Radi sur la liste des candidats au poste de premier secrétaire ? Ou Habib El Malki qui a devancé M.Oualalou sur la liste des candidats au poste de membre du bureau politique ?
Et ce n’est pas tout… La question de la faible représentativité des ex-PSD au sein des instances dirigeantes de l’USFP sera également à l’ordre du jour.

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