Vers une modernisation et libéralisation des marchés

Vers une modernisation et libéralisation des marchés

Réforme des marchés de gros : Adoptée depuis juin 2010, la réforme des marchés de gros des fruits et légumes s’appuie principalement sur la suppression de l’obligation de passage pour les grandes et moyennes surfaces, les groupements de producteurs, les produits importés et exportés à la condition que ceux-ci développent des plates-formes de conditionnement et de commercialisation conformes à un cahier des charges. De même, la réforme s’articule autour de la suppression de la taxe de 7% et du système de mandataires, en la remplaçant par des recettes assises sur la rémunération des services rendus (loyers, prêt des caisses, chambre froide, accès au marché). Le but étant également d’utiliser de la concession pour la création de nouveaux marchés ainsi que la création d’un fonds de modernisation pour encourager les investissements. Les retombées de cette feuille de route agiront sur la réduction des marges de distribution et un accroissement corrélatif de la production et de la consommation. En outre, la modification de la base économique de fonctionnement des marchés de gros permettra une rémunération plus transparente de la qualité, permettant à l’avenir l’instauration d’une normalisation obligatoire préalable à la mise en marché des fruits et légumes.

Réforme des abattoirs : Cette réforme inscrite dans le cadre de la modernisation de l’infrastructure du secteur agricole a pour finalité de promouvoir un abattage privé concurrent de l’abattage municipal pour réduire progressivement la part de ce dernier et favoriser des systèmes plus efficients d’abattage et de préparation des viandes, et plus faciles à contrôler. Cette réforme a pour point clé la liberté de commercer et transporter la viande étiquetée, la suppression des contraintes au transport de viandes, l’agrément d’abattoirs privés sous supervision vétérinaire publique. Ainsi, la réforme devrait se traduire par une réduction des marges, une concurrence accrue entre les circuits de commercialisation et une valorisation de la qualité des produits. Elle devrait permettre la mise en valeur de la qualité des produits et une intégration améliorée de la filière. La création de nouveaux abattoirs, aux normes européennes, devrait permettre la reprise des exportations de viandes asines et ovines sur le marché européen.

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