Vie politique : Cheikh Biadillah réagit enfin aux critiques du 20 février

Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a finalement réagi aux critiques acerbes formulées à son égard dans le cadre des manifestations du Mouvement du 20 février. Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM, a accusé, samedi 11 juin, certaines parties exclusivistes «introduisant des pancartes et des slogans empoisonnés dans les revendications des jeunes» du 20 février afin de porter atteinte à l’image du parti. Intervenant à l’ouverture des travaux de la troisième phase de la session du conseil national du PAM, marquée par l’absence de Fouad Ali El Himma, M. Biadillah a affirmé que «les exclusivistes continuent de viser le projet politique du PAM en surfant sur la vague des protestations et des aspirations des jeunes». A noter que les différentes manifestations du Mouvement du 20 février organisées dans plusieurs villes marocaines avaient appelé à la dissolution du PAM et au départ de certains de ses dirigeants, notamment son fondateur Fouad Ali El Himma. «Les exclusivistes tiennent à inciter publiquement à mettre fin à notre expérience, à amplifier certains retraits parmi nos rangs et à donner une fausse image de la dynamique interne que connaît notre parti», a fait observer le secrétaire général du PAM. Et d’ajouter que «certaines parties ont érigé l’insulte des dirigeants du parti en ligne éditoriale de leurs journaux et en fonds de commerce de leurs projets. Il y a même certains qui ont suivi la vague de la protestation qui appellent à priver les dirigeants du parti de leurs droits politiques». «Est-ce la meilleure façon pour interagir avec notre discours politique prônant la mise à niveau du champ politique, notre appel à une nouvelle génération de réformes institutionnelles et à l’assainissement de la scène partisane ainsi que notre militantisme pour mettre fin à l’usage de l’argent sale ?», s’est indigné M. Biadillah. Le secrétaire général du PAM a, par ailleurs, estimé que «la meilleure réponse à certaines pratiques de désinformation vis-à-vis de la dynamique interne du parti est la mobilisation accrue, la vigilance et l’attachement à la charte éthique des élus mais aussi la proposition d’initiatives innovantes et en engageant des débats sereins». M. Biadillah a noté également que «le PAM n’a pas été créé ni pour mener une guerre contre une partie déterminée ni pour constituer une alternative à un acteur déterminé ou créer une alliance contre une partie déterminée. L’époque où certains nous considéraient comme un épouvantail, nous présentant comme un ennemi virtuel pour mobiliser leurs troupes ou cherchant à obtenir la sympathie gratuite en jouant le rôle de la victime, n’est-elle pas révolue?», s’est interrogé M. Biadillah. Selon les observateurs de la scène politique, les protestations dans le cadre du Mouvement du 20 février ont eu un impact non négligeable sur le projet politique du PAM, étant donné que ses principaux dirigeants ont été la cible de critiques. Aussi, l’annonce de la démission de Fouad Ali El Himma, l’homme fort du parti, de la présidence de deux commissions a semé le doute parmi les membres du PAM. Face à cette situation, le PAM cherche actuellement à se ressaisir et à se remettre sur pied en perspective des prochaines échéances politiques. D’ailleurs, le secrétaire général du PAM a évoqué, dans le cadre de son intervention, les préparatifs pour le prochain congrès du PAM. Dans ce sens, M. Biadillah a fait observer que le deuxième congrès national du PAM va couronner le processus d’une restructuration profonde au niveau local et favorisera l’émergence de nouvelles élites organisationnelles. La même source a indiqué que le deuxième congrès dont la date sera fixée vers la fin de l’année en cours permettra également, au niveau des instances nationales du parti, de passer de la légitimité de l’entente, qui était nécessaire au moment de l’intégration, à la légitimité démocratique. A rappeler que le bureau national du PAM avait annoncé, jeudi 26 mai, dans un communiqué, que le deuxième congrès du parti devra avoir lieu au plus tard trois mois après les prochaines élections législatives.

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