Yahyaoui : défiscaliser pour optimiser la bourse

Yahyaoui : défiscaliser pour optimiser la bourse

ALM : Comment pouvez-vous évaluer la situation actuelle du marché de la bourse de Casablanca ?
Yahyaoui Abdelilah : Sincèrement, la bourse de Casablanca se porte bien. Le marché évolue de manière satisfaisante. Il est vrai que le marché est caractérisé par une cotation de 30 à 35 sociétés au maximum. Une vingtaine d’entreprises sont en parallèle «illiquides». Elles ne sont pas souvent cotées. Mais on ne se plaint pas. Par ailleurs, on note une certaine culture boursière qui émerge au sein du tissu économique. Je rappelle l’introduction récente en bourse des deux grandes entreprises, à savoir la Lydec et Maroc Telecom. De même, il y a un engouement très remarquable de la part des particuliers.

Croyez-vous que les nouvelles mesures fiscales qui ont été prises dans le cadre de la loi de finances 2005-2006 peuvent créer un effet d’éviction à la bourse de Casablanca ?
En effet, cette fiscalisation risque de créer une panique dans le milieu. Dès qu’on parle de taxes, les particuliers vont se désengager. Les conséquences sur la bourse seront sensiblement importantes. On risque de vivre le marasme de 2000-2002 provoqué par l’instauration de la taxe sur la plus-value de 10 %. Certains opteront certainement pour l’investissement dans d’autres domaines, l’immobilier par exemple. On aurait préféré que ces réformes interviennent plus tard, après deux ans par exemple. Le temps qu’une vraie culture boursière s’installe. En plus, ça ne va pas générer beaucoup d’argent pour le moment.

D’après-vous, quelles sont les mesures à prendre pour optimiser la bourse de Casablanca ?
Premièrement, la défiscalisation des plus-values boursières. Ajouter à cela une meilleure communication de la part des sociétés cotées, notamment la publication des résultats trimestriellement au lieu de celle faite semestriellement. En outre, il sera plus bénéfique de doter le Conseil déontologique des valeurs mobilières de plus de moyens de sauvegarde des intérêts des petits porteurs et des épargnants en général.

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