Zaki réveille un Maroc défaitiste

La 24ème Coupe d’Afrique des Nations est ainsi dédiée à l’Afrique du Nord. Dans une finale inédite, le Maroc affrontera, samedi à 14h00 GMT, au stade de Radès dans la banlieue de Tunis, la Tunisie, pays hôte de la compétition dans un choc 100 % maghrébin. Ce dernier courant toujours derrière son premier sacre africain. Les Lions de l’Atlas sont plus que jamais proches de leur deuxième CAN tant désirée depuis 1976, édition qui a connu l’exploit de Hazzaz, Zahraoui, Baba et compagnie. Les poulains de Badou Zaki ont été les auteurs d’un parcours exceptionnel dans cette compétition qui s’est inaugurée le samedi 24 janvier dernier. Au premier tour, ils ont brillamment dominé un groupe que de nombreux observateurs n’ont pas hésité à dénommer « groupe de la mort ». Ils ont dominé le Nigeria dans un match qui a donné la couleur de la suite de la compétition : une large victoire sur le Bénin (4-0) et un match nul contre l’Afrique du Sud (1-1). Au-quarts de finale, les Lions de l’Atlas sont sortis héroïques d’un derby maghrébin contre l’Algérie (3-1) qui a duré 120 mn et qui a regorgé de suspense.
En demi finale, ils ont ajouté les Aigles du Mali à leur tableau de chasse (4-0), un score qui en dit long sur la domination et la maîtrise des poulains de Badou Zaki tout au long de cette rencontre. «Le Mali est tombé dans le piège que nous lui avons posé. Après les deux premiers buts marocains, inscrits en première et seconde période par Youssef Mokhtari, les joueurs maliens ont pris d’assaut la défense marocaine, négligeant de bien assurer leurs arrières, ce qui nous a permis d’ajouter deux très beaux buts », estime le coach national. Des buts signés Youssef Hajji à la 79ème et son remplaçant Nabil Baha dans le temps additionnel.
Ainsi donc, le Maroc, sur qui beaucoup de bookmakers n’auraient pas misé un sou avant le début de la CAN, a su mélanger efficacité et beau spectacle pour atteindre la finale. Il s’agit en effet de la plus forte équipe puisqu’elle détient, ni plus ni moins, les meilleures attaque et défense de la compétition. Les Lions de l’Atlas ont scoré à 13 reprises et n’ont encaissé que deux buts. Le secret de cette réussite : le jeu collectif.
Le sélectionneur national n’a cessé d’insister sur l’ensemble de la formation, soit 22 joueurs prêts à fouler le terrain. L’équipe alignée par l’ancien ballon d’or africain, pourtant amputée de trois de ses piliers, Talal Karkouri, Houcine Kharja et Jaouad Zaïri, n’a pas manqué de ressources. Elle n’a nullement pâti de ces absences qui risquent de se poser également pour la finale de samedi, le sociétaire du Paris Saint germain n’étant toujours pas remis de son élongation à la cuisse gauche et l’attaquant de Sochaux souffrant d’un coup de froid.
«En dehors du capitaine de l’équipe Noureddine Naybet, les joueurs de l’équipe nationale sont de jeunes footballeurs bourrés de talents qui ont un seul souci, défendre honorablement les couleurs nationales et réussir à redorer le blason du football marocain », estime Badou Zaki. Et d’ajouter : « Dans ce groupe, il n’y a pas de vedettes. La star, c’est l’équipe ». Cette devise est également applicable pour la sélection tunisienne, qui, mis à part le capitaine Khalid Badra absent en finale pour deux cartons jaunes écopés, ne compte que de très jeunes joueurs avides de sacres. «Avec Roger Lemerre, tout le monde est sur un même pied d’égalité. La concurrence est saine», estime Ali Boumnijel. Adel Chedli, qui s’est fait une grande place dans le milieu de terrain tunisien, abonde dans le même sens. «Le jeu d’équipe est le point fort de la Tunisie», déclare celui dont la femme est de nationalité marocaine.
C’est donc deux blocs homogènes, efficaces et surtout déterminés à vaincre, qui s’affronteront samedi prochain sur la pelouse du stade de Radès. Il s’agit là d’une fin logique d’une compétition où les favoris se sont montrés très ternes. Les mondialistes africains ont quitté le tournoi par la petite porte, au premier tour pour l’Afrique du Sud, aux quarts de finale pour le Sénégal et le Cameroun et en demi-finale pour les Super Eagles nigérians.
De la Tunisie, les représentants de l’Afrique noire sont rentrés bredouilles chez eux, ne pouvant remédier à cet état de fait que dans deux ans en Egypte.

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