Contre-espionnage : Un scénario pour échapper au filtrage satellitaire

Contre-espionnage : Un scénario pour échapper au filtrage satellitaire

Vous avez certainement entendu parler des satellites espions. Si ce n’est pas le cas, une petite visite sur Wikipedia s’impose. Mais vous vous apercevrez très rapidement que mis à part le prix exorbitant de ce type d’appareils qui se chiffre à plus d’un milliard de dollars l’unité, vous ne trouverez pas d’informations sur ces appareils à vous mettre sous la dent car ils sont généralement protégés par le secret défense.  Durant l’écriture de cette chronique, notamment mes recherches sur la reconnaissance vocale, je suis parvenu à faire un certains nombres de recoupements qui dévoilent une des fonctions principales réalisées par ce type d’engins : le filtrage des médias télévisuels qui s’appuie principalement sur les progrès réalisés en matière de reconnaissance de la parole. Les nations liberticides qui pratiquent le filtrage Internet sont les candidats idéaux à manifester la volonté de se soustraire à cette surveillance. Elles peuvent, par exemple, vouloir communiquer d’une manière dichotomique à l’international donc pour la diffusion satellitaire et à l’échelle nationale donc pour la diffusion terrestre pour contrecarrer le filtrage satellitaire. Il s’agirait ainsi d’une simple mesure de contre-espionnage destinée à neutraliser le filtrage satellitaire des appareils espions. Mais avant d’aller plus loin, vous devez comprendre pourquoi aucun état au monde ne peut se passer de la diffusion satellitaire. Si vous faites quelques recherches sur Internet notamment sur le Digital Satellite News Gathering, vous comprendrez que pour la couverture d’événement en direct au milieu de nulle part, une télévision est obligée de relier ses véhicules de diffusion mobile au studio via le satellite.
Ces communications, si elles sont cryptées, peuvent être décryptées. Ce n’est qu’une question de temps en fonction de la puissance des algorithmes de cryptage et de la puissance de calcul disponible au sol dans les supercalculateurs, des installations constituées de plusieurs milliers d’ordinateurs qui peuvent ramener les échelles de temps de décryptage à des niveaux humains de quelques heures. Devant la puissance de calcul disponible grâce à la technologie, il pourrait apparaître impossible de se soustraire au filtrage satellitaire. Mais l’évolution incessante des bandes passantes notamment en solution de mobilité pourrait offrir un moyen simple de contrecarrer cette surveillance. Imaginez par exemple que le maillon faible de la diffusion télévisuelle, c’est-à-dire le Digital Satellite Newsgathering soit combiné à un accès mobile Internet sécurisé dans le car régie. Un programme pourrait au sein de ce véhicule dynamiquement (de préférence assez vite) et aléatoirement changer à la fois les algorithmes de cryptage et les clefs de chiffrements. En temps réel, l’information dynamique pour décrypter la contribution mobile à la réception au studio pourrait être envoyée via cette liaison Internet mobile sécurisée. Si l’on tient compte de la portée habituelle des liaisons 3G qui est de l’ordre de quelques dizaines de kilomètres, il est vraisemblable qu’un satellite espion à 300 km d’altitude au minimum selon les lois de la physique ne puisse comprendre les informations de déchiffrement. La diffusion à l’échelle nationale du studio vers les domiciles pourrait se faire grâce à la fibre optique jusqu’au domicile indétectable depuis l’espace puisque la fibre ne rayonne pas. Le filtrage satellitaire pourrait ainsi être neutralisé. Ceci pourrait être un véritable casse-tête pour les services de renseignements qui gèrent les satellites espions. Mais il va de soi que ce type de technologies ne peut être implémenté que par des nations qui ont une haute maîtrise technologique notamment à cause des contraintes de temps réel.

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