Intelligence artificielle : Supinfo appelle à une synergie nationale

Intelligence artificielle : Supinfo appelle à une synergie nationale

Big data, data mining, machine learning et business intelligence ont été décortiqués lors de la table ronde organisée par l’école supérieure Supinfo. Objectif: faire prendre conscience au public que l’intelligence est une affaire commune à toutes les parties prenantes. Le vivier des start-up devrait être encouragé de cette manière. Les pouvoirs publics devront s’y atteler sans plus tarder … Explications.

L’école supérieure Supinfo Maroc vient d’organiser une table ronde sur l’intelligence artificielle et machine learning. Said Gourram, docteur à l’Université de Lille, ancien directeur des systèmes d’information dans une banque internationale et professeur international à Supinfo, et Lene Yendou-Palu Kossi, ingénieur machine learning et systèmes autonomes, lauréat de Supinfo Maroc et enseignant actuellement dans l’établissement, se sont évertués dans ce contexte à expliquer les enjeux de l’intelligence artificielle, des synergies à créer dans les différents écosystèmes et de relier cette science aux machines learning qui représentent des systèmes d’apprentissage. Une série de propositions en est ressortie.

Déjà, pour les experts, il s’agit d’établir un écosystème de l’intelligence artificielle et démontrer le retour sur investissement pour la participation des acteurs privés. La direction de l’école compte bien encourager dans le sens de l’investissement dans l’Open-transformation. La démarche consiste à présenter des interfaces d’utilisation des outils de transformation aux écoles, centres de recherche dans un objectif d’agilité dans la créativité et l’innovation. Concrètement, il s’agirait d’ouvrir des centres de synergie de l’intelligence artificielle regroupant chercheurs, experts et industriels. Les bases de ces recherches seront bien entendu calquées sur les normes régulant cette IA. La formation étant au cœur d’un tel processus. L’allocation de prime pour tout résultat ou toute certification dans les compétences relatives à l’IA permettra aussi de créer de l’émulation parmi les porteurs de projets dans ce domaine.  S’orienter vers l’international serait l’aboutissement des initiatives.

Les enjeux sont bien réels. Et l’objectif de l’atelier organisé par Supinfo est de faire un état des lieux par rapport aux machines learning de référence. Par effet induit, il a permis de valoriser le besoin de création de valeur par les synergies entre les sciences, le management, l’administration, la sécurité d’une part et les technologies numériques d’autre part. Car à l’aube de la quatrième révolution industrielle (Industrie 4.0), l’analyse des données, par le biais des machines learning, devient progressivement une force qui conduit aux changements dans la vie au quotidien.

Les experts ont expliqué, en premier lieu que «les machines learning sont des systèmes d’apprentissage automatique qui se basent sur des algorithmes d’extraction et de préparation des données d’une part et sur les analyses des données d’autre part». Les thématiques liées à la collecte des données, la transformation des données, les analyses de données non traditionnelles, l’exploitation des algorithmes de fouille de données (datamining) et l’alimentation des bases de connaissances ont été abordés. Ceci pour démontrer que l’économie numérique basée sur l’intelligence artificielle offre de nouvelles opportunités à l’entreprise, et à tous ses niveaux, stratégique, tactique et opérationnel. Le data mining représente une nécessité dans la plupart des disciplines modernes.

Bref, l’importance de l’intelligence artificielle dans le développement de l’entreprise n’est plus à démontrer. Les experts ont expliqué lors du point de presse les bénéfices de cette révolution. «Elle permet la maîtrise du produit, du client et des fournisseurs, en passant par les risques et la qualité. La branche cognitive de l’IA vise la mise en place d’entités artificielles égales ou supérieures à l’humain en s’appuyant sur des domaines et outils tels que l’apprentissage, l’auto-apprentissage, les réseaux de neurones, la langue naturelle, les arbres de décision». Ses limites résident dans la sagesse et c’est bien pourquoi les garde-fous sont nécessaires pour ne pas déshumaniser les processus.

La problématique est réelle.

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