Internet : La moitié des Marocains connectée

Internet : La moitié des Marocains connectée

L’ANRT annonce le rétablissement définitif des communications VoIP

Les prix des communications chutent encore. «En termes d’usages, le prix des communications mobiles, mesuré par le revenu moyen par minute (ARPM), a enregistré une

baisse annuelle de 18% et s’établit à 0,23 DHHT/min à fin septembre 2016».

Internet continue sa progression sur le marché national. L’Agence nationale de réglementation des télécommunications annonce que le nombre d’abonnés à Internet atteint désormais 17 millions de personnes. C’est ce qui ressort des tableaux de bord du secteur des télécommunications pour le 3ème trimestre 2016 publiés par le régulateur national des télécoms. Ainsi, le parc d’abonnés Internet a connu une évolution positive de près de 21,8%, portant ainsi la pénétration de l’Internet à 50% de la population marocaine. Dans les détails, l’Internet mobile reste très prisé. Selon la même source, le parc de l’Internet mobile (3G/4G) s’est établi, à fin septembre 2016, à 15,72 millions d’abonnés, soit une progression annuelle de 22,7%. Quant au parc Internet par l’ADSL, il enregistre également une croissance annuelle de près de 10%.

De son côté, le parc mobile global  (voix, data), enregistre une baisse annuelle de 2,5%, s’établissant à 43,34 millions d’abonnés au terme du 3ème trimestre 2016. «Malgré cette baisse, le parc postpayé enregistre une croissance annuelle de près de 9,6% et s’établit à 2,90 millions d’abonnés. Le mobile prépayé enregistre une baisse annuelle de près de 3,3% et a atteint 40,44 millions d’abonnés», expliquent les responsables de l’ANRT.

Par ailleurs, les prix des communications chutent encore. «En termes d’usages, le prix des communications mobiles, mesuré par le revenu moyen par minute (ARPM), a enregistré une baisse annuelle de 18% et s’établit à 0,23 DHHT/min à fin septembre 2016. La facture moyenne par client Internet  s’est, pour sa part, stabilisée à 24 DHHT/mois en comparaison avec la même période de 2015. Au niveau du segment fixe, l’ARPM passe de 0,90 DHHT/min à fin septembre 2015 à 0,98 DHHT au 30 septembre 2016», ajoute la même source. S’agissant des volumes des communications, l’usage moyen sortant mensuel par abonné mobile marque une hausse. En effet, le nombre moyen de minutes mobiles consommées par abonné a atteint 115 minutes à fin septembre 2016, contre 98 minutes à la même période de 2015. Le trafic global sortant mobile a atteint 43,58 milliards de minutes à fin septembre 2016 contre 38,42 milliards de minutes par rapport à la même période de 2015. Pour sa part, le nombre de SMS émis jusqu’à septembre 2016 s’élève à près de 6,4 milliards d’unités, soit une baisse de 52% par rapport à la même période en 2015. Pour le segment fixe, l’usage moyen sortant mensuel par abonné a connu une baisse de 3% sur une année, passant de 125 à 121 minutes entre fin septembre 2015 et fin septembre 2016. Dans un autre registre, l’ANRT vient d’annoncer le rétablissement définitif des communications VoIP.

«Les opérateurs de télécommunications ont été autorisés à procéder au rétablissement de tous les services et applications de téléphonie sur IP (VoIP) sur l’ensemble de leurs réseaux fixes et mobiles. Cette décision intervient suite à l’évaluation faite par l’ANRT de l’évolution, tant au niveau national qu’international, de la situation des marchés des télécommunications et du contexte réglementaire, d’une part, et, compte tenu des exigences d’un développement harmonieux du secteur au bénéfice des usagers, d’autre part», disent les responsables. Pour ces derniers, la problématique de l’encadrement des applications de type OTT (Over The Top) fait l’objet, depuis quelques mois, de discussions et de débats soutenus au niveau des groupements régionaux concernés et à l’échelle internationale, visant à convenir des modalités relatives à la fourniture et à l’exploitation desdites applications.

«L’ANRT suit avec intérêt ces questions et veillera à faire bénéficier les consommateurs des meilleures évolutions technologiques, en harmonie avec les impératifs de développement du secteur et des acteurs, et dans le respect de la réglementation en vigueur», concluent-ils.

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