Le premier think tank digital marocain a édité son livre blanc: Ce que recommande le Digital Act

Le premier think tank digital marocain a édité son livre blanc: Ce que recommande le Digital Act

La communauté web acquiert de plus en plus d’importance au Maroc. Une donne que Maroc Telecom a comprise.

C’est pour cela que l’opérateur national a décidé de soutenir la 7e édition du Ftour 2.0, le rendez-vous annuel des inconditionnels du Web 2.0. Maroc Telecom réaffirme ainsi son engagement envers ladite communauté. Cette 7ème édition, qui s’est déroulée le vendredi 9 juin à Rabat, a permis le lancement du «Digital Act», 1er think tank digital marocain, et les «Digital Trophées». Un lancement qui vient rejoindre les objectifs de départ de ce Ftour 2.0, qui sont de réunir les plus importantes compétences de la communauté web 2.0 au Maroc et d’en stimuler les synergies, et ce autour d’un ftour convivial favorisant le partage de retours d’expériences issus de la sphère digitale et des médias sociaux et la création de liens entre les différents courants de pensées. Ce premier think tank a abouti sur la publication d’un livre blanc, fruit d’une réflexion co-créative. Le plus important à en retenir ce sont les 7 recommandations avec lesquelles sont ressortis les experts marocains qui ont composé le think tank dans le but de proposer des pistes d’évolution et redynamiser la scène digitale marocaine. La première recommandation est celle de l’implication de l’Etat. En effet, toutes les expériences internationales démontrent son rôle central et incontournable dans l’émergence et le développement des nouvelles technologies. L’Etat aide à la favorisation d’écosystèmes propices à l’innovation et la mise en œuvre de stratégies et de politiques adéquates. C’est pour cela que le secteur public, à commencer par le ministère de tutelle, mais aussi tous les départements, est appelé à ériger le digital comme une priorité haute, dans le cadre d’un cap stratégique ambitieux avec, à la clé, des opportunités multiples pour les TPE, les start-up et les PME.

Deuxième point soulevé par les experts marocains est celui du rôle des grandes entreprises. La transformation digitale est l’un des enjeux de taille pour les grandes entreprises, et cette transformation numérique ne peut se déployer en l’absence de l’intégration des start-up. C’est pour cela que les grandes entreprises, ainsi que le secteur privé, sont appelées à s’engager aux côtés des PME innovantes et des start-up afin de jouer le rôle d’incubateurs de talents. Les opérateurs télécoms sont, eux aussi des acteurs majeurs dans la redynamisation de la scène digitale. Le secteur des télécommunications joue le rôle de locomotive de l’économie numérique. Ne se contentant plus du rôle de fournisseurs de solutions, les entreprises télécoms marocaines sont maintenant prêtes à s’inscrire dans une logique de recherche & développement soutenue et ouverte avec des écosystèmes de soutien, de collaboration et d’échange avec les start-up. Tout ce changement ne peut pas se faire sans un apport financier.

C’est pour cela que le financement reste le nerf de la guerre et que le secteur bancaire est invité à se montrer plus confiant. Il est aussi convié à prendre plus de risques quant aux besoins en financement des entreprises technologiques et tendre la main aux entrepreneurs à travers des lignes de crédit spécifiques, une relation B to B personnalisée, moins d’intérêts et de commissions et plus de valeur ajoutée dans le conseil, les produits et l’accompagnement. Après le secteur public, privé et banquier, c’est au tour de la société civile d’assumer son rôle.

La société civile se situe souvent comme un levier crucial, voire décisif au développement des sociétés et des nations. Un point majeur est celui de connecter le système éducatif. L’éducation est un pourvoyeur indéniable de talents et de compétences pour la scène digitale. On ne peut aujourd’hui envisager un diplômé qui ne connaît du digital que le nom, et pourtant ce profil existe toujours. Pour finir, jeunes entrepreneurs, TPE, startuppers et autres sont appelés à faire preuve de plus de curiosité et de réactivité quant aux benchmarks internationaux maintenant à portée de main sur la Toile.

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