Souss-Massa : L’agriculture à l’heure de l’Internet des objets

Souss-Massa : L’agriculture à l’heure de l’Internet des objets

Elle veut accompagner la révolution technologique et numérique

La technologie IoT repose sur trois principes simples : 1- connecter les zones rurales en exploitant et déployant des réseaux de communication bas débit adaptés aux enjeux de l’agriculture connectée.  2- capter les informations essentielles pour les agriculteurs. 3- optimiser le pilotage des exploitations.

Séduite par les perspectives du développement du secteur agricole, Visio-Green Africa, filiale marocaine de l’entreprise française Visio-Green, s’est implantée depuis quelques mois dans la région du Souss-Massa, où elle déploie un réseau bas débit et des solutions connectées pour la gestion et pilotage des productions agricoles qui se basent sur l’IoT  (Internet of Things, soit Internet des objets), marquant ainsi l’entrée du secteur agricole au niveau de la région à l’ère 3.0.

Avec l’expansion considérable que connaît aujourd’hui l’Internet au Maroc, les appareils connectés ont pénétré presque tous les aspects de la vie. L’Internet des objets revêt un caractère universel pour désigner des objets connectés aux usages variés, dans le domaine de l’e-santé, de la domotique, ou l’industrie. Grâce à cette connexion les nouvelles données sont mises à la disposition des entreprises qui peuvent aujourd’hui mieux planifier leurs actions et devenir plus efficaces dans leurs prises de décisions. L’agriculture marocaine n’est pas en reste et enregistre des bouleversements tous azimuts sans précédent pour accompagner la révolution technologique et numérique.

A cet égard, ce secteur a connu un certain nombre de transformations importantes et un saut considérable au cours des dernières années grâce au Plan Maroc Vert, devenant de plus en plus industrialisé et axé sur la technologie. En utilisant divers gadgets pour une agriculture intelligente, les agriculteurs ont pu mieux contrôler le processus d’élevage et de culture, le rendant ainsi plus prévisible et améliorant son efficacité.

Pour profiter de cette dynamique la société française Visio-Green, pionnière en matière de solutions connectées appliquées à l’agriculture, a choisi d’ouvrir une filiale dans le Royaume, plus précisément à Ait Melloul, centre névralgique du secteur agricole au niveau de la région du Souss-Massa, et qui conçoit et fabrique des capteurs, et développe des applications smartphone et Web au profit des agriculteurs, en utilisant les dernières technologies de réseau et de cloud computing pour offrir des solutions connectées, et pour démocratiser l’IoT dans l’agriculture.

Cette technologie considérée comme la troisième évolution de l’Internet assure un environnement dans lequel les objets ou animaux sont équipés d’identifiants uniques capables de transmettre des données sur un réseau Internet sans nécessiter d’interaction homme-homme ou homme-machine.

La technologie IoT repose sur trois principes simples: premièrement connecter les zones rurales en exploitant et déployant des réseaux de communication bas débit adaptés aux enjeux de l’agriculture connectée.

Deuxièmement capter les informations essentielles pour les agriculteurs. Et troisièmement optimiser le pilotage des exploitations.

L’objectif est d’avoir une irrigation et une capacité à gérer sa parcelle à distance de manière très simple. Dans ce sens les IoT proposent des solutions de collecte de données, reposant sur les technologies innovantes à coût réduit dites de l’Internet des objets et des réseaux de communication bas débit Lorawan qui est un protocole de télécommunications permettant la communication à bas débit.

 

A travers ces capteurs il est possible de traiter la totalité des données, que les producteurs doivent superviser quotidiennement. En effet, ces capteurs étanchés, autoalimentés et sans fils reliés à un réseau hertzien peuvent remonter les données de toute sonde existante ou piloter tout type d’équipement.

Selon Saïd Aboulharjan, directeur commercial Visio-Green Africa, «l’apport de l’IoT dans la collecte et la gestion de ces données constitue une avancée tout aussi marquante que l’introduction du goutte-à-goutte en matière d’irrigation».

Ce capteur peut être relié à toutes les sondes du marché. Plusieurs sondes utilisant des langages différents peuvent être reliées à un même capteur. Ce dernier enregistre à intervalles réguliers les données des sondes et les codes et les transmet avant de se remettre en mode veille. Grâce à cela la pile a une durée de vie de 5 à 7 ans.

Les données sont acheminées vers le cloud où les données sont sécurisées, traitées puis restituées au client via son smartphone ou le Web.

Aujourd’hui seul le cloud offre ce niveau de disponibilité et de sécurité.

«Nous nous positionnons comme facilitateurs de projets de développement par les solutions que nous proposons mais aussi par l’accompagnement et la méthodologie que nous pouvons apporter. Dans le monde agricole, ce qui importe le plus, c’est d’avoir en permanence la main sur les valeurs justes, traçables des paramètres qui constituent des valeurs refuges non remises en cause : température, taux d’humidité, rayonnement, débit», souligne M. Aboulharjan.

Et de poursuivre : «Certes, il existe des systèmes performants, mais ils impliquent des relais, pas toujours ergonomiques, des communications GPRS coûteuses, des serveurs et des licences, voire des sondes spécifiques. Ainsi, pour donner des éléments de comparaison, le coût d’abonnement à un capteur visio-green, pour une année, est l’équivalent d’un mois d’abonnement à un capteur qui communique par GPRS».

Il va sans dire que le choix du Souss-Massa pour cette société pour s’y positionner n’est pas dû au hasard, mais il est à attribuer aux avancées réalisées par le secteur agricole dans la région à la faveur d’importants projets lancés dans le cadre du Plan Maroc Vert.

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