octobre 16, 2017

Utiliser son rythme cardiaque pour déverrouiller son smartphone ?

Utiliser son rythme cardiaque pour déverrouiller son smartphone ?

La technologie avance de manière tellement rapide qu’elle se rapproche souvent de la fiction.

Après les empreintes biométriques impliquant le visage, les doigts ou encore les iris, il serait temps de passer à autre chose. Une nouvelle méthode vient d’être mise au point par des chercheurs de l’Université de Buffalo, aux Etats-Unis afin de déverrouiller votre téléphone. Cette méthode permettrait de reconnaître une personne à partir de ses battements de cœur. Nommé «Cardiac Scan», ou «Scan cardiaque» en français, ce système repose sur un radar Doppler qui va scanner l’organe dans le temps et en extraire des caractéristiques dynamiques pour l’authentification.

Selon les chercheurs responsables de cette découverte, chaque cœur humain est unique en sa manière de compresser et relâcher ses ventricules. Les mouvements captés par le radar permettent donc de réaliser un gabarit mathématique unique. Mais comment ces chercheurs s’y sont-ils pris ? Ils ont mis en place un protocole avec un radar qui fonctionne à une fréquence radioélectrique de 2,4 GHz, une bande passante de 5 kHz et une fréquence d’échantillonnage de 40 Hz. Ils l’ont testé sur 78 personnes et obtenu un taux de réussite de 98% pour une durée de scan de l’ordre de 4 secondes et une distance d’environ un mètre.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce dispositif n’interfère pas avec les composants Wi-Fi et Bluetooth environnants : comme les informations véhiculées sont très différentes, il est facile de faire le tri. Une méthode de déverrouillage en plus, semble-t-il. En effet, avec le «Cardic Scan», nul besoin de toucher son téléphone pour le déverrouiller. La procédure est passive, sans contact et peut se faire en continu, car elle ne requiert aucune action particulière de la part de l’utilisateur. Connexion et déconnexion pourraient dès lors se faire de manière totalement automatique et transparente. En plus d’être passive, cette procédure pourrait réduire le risque d’usurpation car l’authentification repose sur les mouvements d’un organe vivant, difficiles à imiter.

Enfin, la technologie radar sous-jacente est mature et ne coûte pas cher. Les chercheurs pensent que le dispositif peut être miniaturisé et intégré, par exemple, dans les coins d’un clavier ou le boîtier de smartphone. Mais comme toute bonne chose il y a de légères contraintes. Pour l’instant, l’authentification ne fonctionne sans problème que si l’utilisateur reste relativement tranquille devant le capteur. Les mouvements corporels peuvent nuire à la reconnaissance des battements, surtout si ces mouvements ont un caractère rythmique. Battre la mesure en écoutant de la musique est donc déconseillé.

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