13 tués au 5e anniversaire de la chute de Saddam Hussein

Après de nouvelles violences pendant la nuit, qui ont fait au moins six morts et 35 blessés, les combats dans Sadr City, fief de la milice de l’armée du Mahdi de Moqtada Sadr dans le nord-est de Bagdad, avaient nettement baissé d’intensité au petit matin.
Seules quelques rafales intermittentes d’armes légères et des tirs de mortiers étaient entendues dans l’immense faubourg de deux millions d’habitants, toujours bouclé par l’armée américaine et les forces de sécurité irakiennes.
Malgré cette relative accalmie, trois obus de mortiers d’origine indéterminée se sont abattus sur un pâté de maisons de Sadr City, tuant sept civils et blessant 24 autres personnes. Un obus est tombé sur le toit d’une maison où une famille prenait son petit déjeuner, tuant un père et deux de ses enfants de moins de dix ans. Un second obus a touché une rue voisine, à proximité d’une tente où se déroulait des funérailles. Au total, près de 55 personnes ont trouvé la mort à Sadr City depuis la reprise des combats dimanche, selon un décompte de l’AFP. Mercredi, toutes les rues du reste de la capitale étaient calmes et désertées. Quasiment aucun véhicule ne circulait, à l’exception des voitures officielles et des forces de sécurité. Les autorités militaires ont imposé une interdiction de circuler pour tous les véhicules dans Bagdad mercredi, date du cinquième anniversaire de la chute du régime de Saddam Hussein le 9 avril 2003.
Aucune cérémonie officielle n’est prévue pour commémorer l’entrée des chars américains dans la capitale. Le gouvernement a simplement décrété mercredi comme un jour férié, et toutes les administrations sont restées fermées. La plupart des magasins ont gardé leurs portes closes et seuls quelques piétons déambulaient dans les rues, où des gamins jouaient parfois au football. En plein coeur de Bagdad, le rond-point de Ferdaous, image symbole du renversement de l’ancien dictateur, était également quasiment désert.
Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a recommandé mardi à Washington un gel d’au moins un mois et demi, à partir de juillet, du retrait des troupes américaines d’Irak, arguant que les progrès sur place étaient «fragiles et réversibles». «Je recommande que nous poursuivions le retrait des brigades de combat envoyées en renfort comme prévu et qu’au terme du retrait (…) en juillet, nous entamions une période de 45 jours d’évaluation et de consolidation», a-t-il dit au Congrès américain.

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