Abdelaziz Bouteflika à Paris mercredi

La rencontre entre Abdelaziz Bouteflika et Jacques Chirac mercredi représente indéniablement une nouvelle étape dans l’amélioration dans les relations entre les deux pays. Même si du côté d’Alger on indiquait mardi que l’entretien entre les deux chefs d’Etat devait porter sur la situation au Proche-Orient et la crise irakienne, celui-ci entendait également préparer la venue du président français en Algérie, le 2 mars prochain.
La visite de M. Bouteflika à l’Elysée est la deuxième du genre depuis son arrivée au pouvoir en 1999, puisque le chef d’Etat algérien avait déjà un voyage officiel en juin 2000. Elle fait suite à de multiples contacts entre les deux gouvernements ces derniers mois.
Le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin était notamment venu à Alger, début décembre 2002. Le chef du gouvernement algérien Ali Benflis a quant à lui rencontré son homologue français Jean-Pierre Raffarin à Paris, le 17 janvier. Autant de va-et-vient entre les deux capitales que l’on a présenté comme une «nouvelle dynamique» entre les deux pays, également symbolisée par «l’Année de l’Algérie en France».
Voués à la «refondation» selon le Premier ministre Raffarin, ces rapports entendent surtout se développer sur le plan économique. Paris a déjà accepté de convertir la dette extérieure algérienne en investissements. Les exportations françaises ont aussi progressé de 40 % entre 1999 et 2001 atteignant 3,4 milliards d’euros vers l’Algérie, dont la France est le deuxième client derrière l’Italie, surtout en matière de vente de gaz et de pétrole.
Sur le plan politique, les deux rives de la Méditerranée semblent avoir choisi l’apaisement malgré les récents remous médiatiques dans l’Hexagone sur le rôle de l’armée dans les massacres imputés aux islamistes armés en Algérie, notamment celui des sept moines français de Tibéhirine en 1996. Autre signe de cette amélioration, la participation remarquée et pour la première fois depuis l’indépendance en 1962 de l’Algérie, dont la langue officielle est l’arabe, du président Bouteflika au sommet de la Francophonie à Beyrouth en octobre 2002.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *