Abou Mazen n’est pas en péril

Abou Mazen n’est pas en péril

La réforme des institutions de sécurité palestinienne est bien connue, depuis de nombreuses années, voire même depuis le temps de Yasser Arafat. Il s’agit, en principe de base, de réduire le nombre d’organisations sécuritaires, de 12 à. En conséquence, la mie à la retraite de centaines d’officiers. Les experts égyptiens, européens et américains ont aidé à rédiger ce plan de réorganisation. Le Parlement palestinien l’a entériné et, actuellement, tout semble prêt, mais, rien n’avance.
A la place d’une réforme, on a assisté, dernièrement, à des incidents graves, proches de l’anarchie.
Pourquoi Mahmoud Abbas (Abou Mazen), – qui avait, rappelons-le, démissionné de son poste de chef du gouvernement palestinien pour protester contre le refus d’une réorganisation sécuritaire par Yasser Arafat -, ne réalise-t-il pas la réforme, aujourd’hui ? Pourquoi laisse-t-il la situation se détériorer ? Telles sont les questions des spécialistes, dont Dany Rubinstein, dans Haaretz.
Les proches de Mahmoud Abbas pensent qu’il aurait sans doute fait une erreur. Quoi qu’il en soit, il a une autre priorité : d’abord assurer les élections législatives prochaines, ensuite convaincre les organisations de respecter le calme, c’est-à-dire, le cessez-le-feu. Arrive, à présent l’heure de la refonte des services de sécurité qui est loin d’être simple. La mise à la retraite, en réalité le renvoi de centaines d’officiers de la sécurité palestinienne et leur remplacement par des jeunes, provoque des questions personnelles difficiles à régler.
Dans ces services palestiniens, il n’y a pas encore de tradition de promotion, ni de remplacement ni de roulement, car la majorité des « commandants » sont depuis longtemps en place dans la même fonction, voire dans une fonction qu’ils ont créée.
Dans ces unités la fidélité devient personnelle, représentant un homme plus qu’une institution. Parmi les vétérans, nombreux sont des hommes d’influence liés au parti dominant, le Fatah, et de ce fait difficiles à déplacer.
L’application de toute modification, devient délicate sinon très difficile dans son application, sans heurts avec les groupes d’intérêt qui crient au sabotage. Dans ce contexte, il doit la repousser jusqu’au lendemain des élections législatives prévues dans trois mois.
Après ces élections, il y aura, en effet, un nouveau gouvernement, de nouveaux ministres qui permettront d’introduire et de réaliser des réformes.
Mais entre temps, le Fatah semble s’affaiblir. Le public n’hésite plus à accuser certains dirigeants de corruption. Les luttes internes sont si âpres qu’on peut se demander si certains anciens du Fatah n’auraient pas exagéré « jusqu’à aller au suicide politique ».
Selon le journaliste Dany Rubinstein, on peut, d’autre part, spéculer sur les relations futures entre Israéliens et Palestiniens, lorsque les militants du Hamas y occuperont, comme prévu, des postes de responsabilité importants, après les prochaines élections palestiniennes.
Ce qui est certain, conclut le journaliste, c’est que le gouvernement israélien, depuis l’élection du président Mahmoud Abbas (Abou Mazen), n’a plus aucune influence sur l’évolution politique de la société palestinienne.

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