Affaire Clearstream : « à aucun moment » Chirac n’a donné d' »instructions » (Villepin)

Au cours de sa conférence de presse mensuelle à Matignon, le chef du gouvernement français, soupçonné d’avoir demandé en janvier 2004 une enquête pour vérifier si certaines personnalités disposaient ou non de comptes bancaires occultes, a précisé qu’il n’avait "pas eu à évoquer" avec Jacques Chirac cette affaire, à l’époque où il assurait le portefeuille des Affaires étrangères.

"A un moment donné, il y a une évaluation à faire, il y a une question qui se pose, je demande les clarifications nécessaires" concernant cette affaire, a expliqué M. de Villepin.

"Je le fais, je le précise, dans le cadre des orientations fixées par le président de la République dans ce domaine de la moralisation de la vie internationale, dans le domaine de la défense de nos intérêts économiques", a-t-il fait savoir.

Le Premier ministre a, par ailleurs, écarté implicitement l’idée d’une démission à cause de cette affaire, soulignant qu’il ne se détournerait à aucun moment de sa mission.

"Il est normal d’avoir à rendre des comptes, je le fais comme n’importe quel citoyen", a-t-il déclaré, estimant que des dossiers ou des affaires apparaissaient "opportunément" dans les années qui précèdent les élections présidentielles.

Dans ces circonstances, "est-ce que le gouvernement doit s’effacer ou doit simplement s’appliquer des exigences de transparence et de vérité et faire respecter l’état de droit?", s’est-il interrogé.

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