«Al Qaïda au Maghreb» recrute des mineurs

«Al Qaïda au Maghreb» recrute des mineurs

Les «émirs» locaux du GSPC, mouvement qui s’est rebaptisé «Al Qaïda au Magh-reb», recrutent des adolescents. «Des collégiens âgés entre 14 et 15 ans sont enrôlés par le GSPC et ont même été entraînés pour apprendre à manier des armes dans les maquis de la wilaya de Boumerdès», révèle le quotidien algérien «Liberté d’Algérie». Treize mineurs ont été, en effet, arrêtés dans la région de Boumerdès (50 km à l’est d’Alger) lors du démantèlement d’un camp suspecté de servir à l’entraînement de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Des téléphones portables, des CD sur les activités de l’ancien GSPC et du réseau terroriste international Al Qaïda d’Oussama Ben Laden ont été saisis lors des perquisitions dans les domiciles des suspects arrêtés, poursuit le journal. « C’est pour la première fois que des enfants innocents sont enrôlés par l’ex-GSPC qui a du mal à recruter des jeunes plus âgés», affirme la police au journal en précisant que seuls trois de ces adolescents, expulsés l’an dernier de l’école, ont été placés sous mandat de dépôt bien qu’ils soient mineurs. La réglementation algérienne en matière de lutte antiterroriste considère les jeunes âgés de 16 et 17 ans comme majeurs et les traite comme tels. La police judicaire a relâché provisoirement les autres collégiens après les avoir interrogés en présence de leurs parents. Selon des sources policières citées par le journal, ces collégiens ont déjà fourni des informations aux terroristes sur le mouvement des policiers et militaires, mais aussi sur des entrepreneurs ciblés par les groupes armés. La police cite l’exemple d’un commerçant enlevé par des islamistes dans son magasin. «Il a été donné par les deux collégiens qui étaient dans le magasin avec leurs cartables», affirme le journal, toujours selon la police, en précisant que ces collégiens étaient payés au début entre 2.000 et 3.000 dinars (20 et 30 euros) pour chaque opération. Mais ils auraient fini par tomber dans le piège de «l’endoctrinement » et «étaient en fait recrutés pour d’éventuels attentats comme ceux commis en Irak, car ils faisaient partie de la catégorie dite suicidaire», renchérit «Liberté».
Cette opération de démantèlement est survenue au lendemain d’un attentat perpétré devant la gare routière de Tizi-Ouzou (un mort et huit blessés). Selon la presse locale, «Al Qaïda au Maghreb» (ex-GSPC) ciblait l’armée algérienne. En fait, une bombe télécommandée, dissimulée sous la chaussée près du nouveau siège de la garde communale, avait explosé au passage d’une patrouille de l’armée, indique le quotidien "Le Soir d’Algérie" soulignant qu’une vaste opération de ratissage a été aussitôt déclenchée dans les massifs boisés de la région.

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