Algérie : attentat anti-russe

Climat de tension à quelques kilomètres de la capitale algérienne. Un attentat à la bombe a été perpétré, samedi soir, par un groupe armé contre un véhicule transportant des employés russes, ukrainiens et algériens entre les wilaya de Médéa, à 91 km au sud ouest d’Alger, et Aïn Defla à 146 km à l’ouest de la capitale. Trois Algériens et un Russe ont été tués et cinq autres blessés dont deux Ukrainiens et un Russe, selon un récent bilan annoncé dimanche à Alger de source médiatique. L’attentat n’a pas été revendiqué. L’attaque a visé un autobus transportant des employés de la société russe Stroitransgaz chargée d’installer des conduites de gaz, au lieu-dit Hayoun près d’Aïn Defla. Au total, ce sont 21 employés de cette compagnie qui regagnaient leur campement, après une journée de travail, lorsque leur autocar a «sauté» à cause d’une bombe placée sur son passage. L’autocar bénéficiait d’une escorte de police, selon le ministère russe des Affaires étrangères qui a ajouté que l’ambassade de Russie en Algérie coopérait «de façon étroite» avec les autorités algériennes à l’enquête. «L’armée algérienne a engagé immédiatement une opération de ratissage des maquis de cette région montagneuse, selon des sources locales. Des renforts de troupes ont été dépêchés par camions dans la zone de l’attentat», selon l’agence de presse AFP. Il s’agit de la deuxième attaque visant des étrangers en Algérie. Des hommes armés ont attaqué le 11 décembre à Alger un bus transportant des employés de la société Brown and Root-Condor (BRC), filiale de la société algérienne d’hydrocarbures Sonatrach et de la société américaine Halliburton, tuant une personne et blessant neuf autres. Il s’agissait d’un Américain, quatre Britanniques, deux Libanais, un Canadien et un Algérien. Cet attentat avait été revendiqué par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu récemment Al-Qaïda aux pays du Maghreb islamique. La semaine dernière, ce sont des militaires qui ont été la cible d’une série d’attaques attribuées à des groupes islamistes. Au mois de février dernier, les attentats ont fait au moins 24 morts. La journée du 14 février fut la plus meurtrière avec 6 morts et 13 blessés suite à sept attentats à la bombe et à la voiture piégée contre des gendarmeries et des commissariats de Boumerdès et Tizi Ouzou. «La violence en Algérie, imputée aux islamistes armés, quoique en nette régression depuis 2003, continue de faire des victimes, malgré la mise en oeuvre, en février 2006, d’une «Charte pour la paix et la réconciliation nationale» censée y mettre fin en offrant le pardon aux islamistes ayant déposé les armes», selon la même source. Plus de 50 personnes ont été tuées depuis le début de l’année, selon un décompte établi d’après des bilans officiels et de presse.
 

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