Algérie : La grève générale mobilise tous les secteurs

La première des deux journées d’action syndicale lancée par l’UGTA semblait être largement suivie en Algérie mardi. Selon l’AFP, comme prévu, les transports, urbain, ferroviaire et aérien, étaient en majorité à l’arrêt, de même que le secteur bancaire et la plupart des établissements scolaires.
Aucun vol à destination de l’étranger n’était programmé, et seules quelques liaisons intérieures étaient assurées par la société nationale Air Algérie. Une grève qui a également perturbé les compagnies étrangères desservant le pays en raison de l’arrêt de travail observé par les aiguilleurs du ciel.
Le réseau ferroviaire était, quant à lui, complètement immobilisé, mis à part le transport des marchandises, assuré en partie. Quant à la pénurie annoncée de carburant, les stations-service publiques étant fermées, elle a entraîné une ruée des automobilistes vers les points d’approvisionnement lundi, jusque tard dans la nuit, selon le Jeune Indépendant. La production en elle-même des ressources en pétrole et gaz n’a par contre pas été affectée, notamment pour les exportations de brut, surtout vers l’Europe, stables durant ces deux jours. Les autres secteurs mobilisés par la centrale syndicale n’étaient mardi pas en reste.
Les centres de soins, en particulier les hôpitaux, assuraient un service minimum. Le système éducatif et la fonction publique en général ont aussi respecté le mot d’ordre de leur syndicat, le SNAPAP, qui a rallié celui de la centrale. L’UGTA, elle-même très implantée dans le secteur public, entendait par ce mouvement interpeller le gouvernement sur son programme de «privatisations à outrance» et le manque de transparence qui l’accompagne. Cette grève a aussi été lancée pour réclamer une «revalorisation du pouvoir d’achat des travailleurs», notamment du salaire minimum fixé à 8.000 dinars (1200 DH environ) par mois.

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