Algérie : le courant ne passe plus

Algérie : le courant ne passe plus

Plusieurs villes algériennes : Alger, Boumerdès, Oran ainsi que d’autres agglomérations, ont connu mardi une coupure du courant électrique qui a duré plusieurs heures. Selon un communiqué de la Société de distribution de gaz et d’électricité (Sonelgaz) repris par l’agence APS, il s’agit d’un incident technique survenu sur une ligne de haute tension.
C’est la première fois que la Sonelgaz évoque un problème technique pour justifier une telle panne. Généralement, elle avance un problème de saturation du réseau ; chose qui a poussé la presse algérienne à multiplier mercredi les spéculations autour des véritables raisons ayant provoqué ces incidents.   
«Sabotage ou incident technique?», s’est interrogé le quotidien algérien "L’Expression". «Ce n’est pas la première fois que les installations électriques sont la cible des actes terroristes», remarque le journal. Il souligne également que «devant le manque d’informations officielles sur la cause de l’incident, d’aucuns évoqueront la thèse d’un acte de sabotage, surtout que les régions touchées par les coupures d’électricité sont celles-là mêmes qui ont connu, au cours de ces derniers jours, des attentats terroristes». "L’Expression" rappelle aussi que «le dernier acte de sabotage contre les installations électriques est l’attentat à la voiture piégée ayant ciblé la station d’El Hamma et qui s’est soldé par la destruction du mur d’enceinte de la station».
Pour sa part, "Liberté d’Algérie" rapporte qu’au moins de 24 heures après un attentat ayant visé des gendarmes à Réghaïa-Plage, un autre attentat s’est produit mardi à Boudouaou, à 35 km à l’est d’Alger faisant trois blessés parmi des policiers.
Le journal révèle aussi que cet attentat a ciblé des policiers qui accompagnaient une équipe de la Sonelgaz dépêchée sur les lieux pour réparer une installation électrique sabotée en début de matinée par des terroristes. "Le Quotidien d’Oran", lui aussi, évoque la thèse d’un attentat terroriste qui serait derrière les pannes d’électricité. «D’après des sources fiables, nous avons appris que cet "incident" qui a provoqué la "coupure" est dû au sabotage d’un pylône électrique de haute tension par un groupe terroriste au niveau de la localité de Helaymia, au sud de la ville de Boudouaou, à une dizaine de km environ de Boumerdès», écrit le journal. «Les techniciens de la Sonelgaz, en se rendant sur les lieux pour procéder à la réparation des câbles de haute tension pour rétablir le courant, ont été surpris par la déflagration d’un engin explosif enfoui sous terre à proximité du pylône saboté», renchérit "Le Quotidien d’Oran".
Par ailleurs, la compagnie algérienne de distribution avait préparé les populations à ces coupures fréquentes pendant ce mois d’août en invoquant l’augmentation des besoins en énergie électrique attribuée en partie à l’installation de quelque 220.000 climatiseurs au niveau de tout le pays.
Le P-DG de Sonelgaz avait récemment évoqué la possibilité de recourir à l’approvisionnement sur les réseaux connectés des pays voisins, dans l’attente que soient opérationnelles certaines centrales en cours de construction.

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