Algérie : Le numéro deux d’Al Qaïda au Maghreb abattu

Algérie : Le numéro deux d’Al Qaïda au Maghreb abattu

Le numéro deux d’Al Qaïda au Maghreb en Algérie, Hareg Zoheir, alias Sofiane Abou Fassila a été tué avec deux autres activistes par les soldats de l’ANP à Tizi-Ouzou. Ce dernier a été identifié parmi les trois hommes armés tués, dans la nuit de samedi à dimanche à un barrage routier près de Boghni , dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les deux autres hommes sont Abou Tourab et Oussama Abou Ishak qui était activement recherché depuis les attentats du 11 avril à Alger. Le succès de cette opération a été rendu possible grâce au nouveau procédé adopté par les forces de l’ANP , consistant à opérer des contrôles réguliers en cas de mouvements suspects grâce aux barrages mobiles. Sofiane Abou Fassila, occupait le second rôle dans l’organigramme de la nouvelle structure terroriste du GSPC après Abou Mousab Abd El-Ouadoud, alias Abdelmalek Droukdel, depuis son allégeance à l’organisation d’Al Qaïda de Ben Laden. Hareg Zoheir était considéré comme le chef opérationnel du groupe islamiste radical et, à ce titre comme le cerveau de la plupart des attentats-suicides commis ces derniers mois en Algérie. Ce chef terroriste était le responsable exécutoire des attentats du 11 avril dernier perpétrés contre le siège du palais du gouvernement et le commissariat de Bab Ezzouar, ainsi que les attentats qui ont ciblé le poste militaire de Lakhdaria , la caserne des gardes-côtes de Dellys et plus récemment l’attentat à la voiture piégée qui a visé les travailleurs français de Razel près de Kadiria. «Sofiane est un très gros poisson. Dans un certain sens, il était le véritable patron de l’organisation en Algérie. C’était un homme d’action , pas de religion», a déclaré Anis Rahmani, rédacteur en chef du journal Echorouk et spécialiste des questions de sécurité. Les spécialistes de la scène sécuritaire considèrent Sofiane Abou Fassila comme étant, en fait, le vrai chef de la branche d’Al Qaïda au pays du Maghreb du fait de sa connaissance du terrain . Après avoir mis fin à la domination du courant «salafiste djaïnisme» au sein de l’organisation terroriste, il avait été installé à la tête de la «zone Centre» en remplacement de Yahia Abou Al-Heithem alias Abdelhamid Saâdaoui. Le profil de Sofiane Fassila correspondait parfaitement aux objectifs du GSPC depuis son rattachement à Al Qaïda, à savoir la réactivation des attentats à la voiture piégée et les attentats kamikazes dans le but de faire replonger le pays dans le cycle infernal de la violence à l’image de la situation vécue dans les années 1990. Le mois dernier, soixante personnes ont été tuées en Algérie dans des attentats à la bombe. Les violences politiques ont fait 369 morts depuis janvier, alors qu’elles avaient eu tendance à diminuer ces dernières années. Cette recrudescence des actes de violence en Algérie coïncide avec la transformation du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, en branche armée régionale d’Al Qaïda.

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