Allemagne : Dresde mettra-t-elle fin à la crise ?

Quelque 219.000 électeurs de Dresde (est) votaient dimanche lors de la dernière législative partielle qui décidera du résultat final des élections du 18 septembre alors que l’Allemagne est plongée dans une grave crise politique.
Les électeurs de la circonscription de Dresde ont été appelés à élire leurs députés dans la seule des 299 circonscriptions allemandes à n’avoir pas encore participé à ce scrutin, en raison du décès pendant la campagne électorale de la candidate néonazie, Kerstin Lorenz.
Ce scrutin ne modifiera pas dans une grande ampleur le rapport de force dans la nouvelle chambre des députés (Bundestag), où les grands partis ont échoué à obtenir la majorité absolue avec leurs partenaires traditionnels.
Les Unions chrétiennes (CDU-CSU) d’Angela Merkel sont arrivées en tête avec 35,2% des suffrages et ont obtenu 225 sièges au Bundestag, contre 34,3% (222 sièges) pour le Parti social-démocrate (SPD) du chancelier sortant Gerhard Schröder.
Proches des conservateurs, les Libéraux du FDP ont recueilli 9,8% des suffrages, contre 8,1% pour les Verts , membres de la coalition gouvernementale sortante avec le SPD.
Compte tenu de la complexité du système électoral allemand qui allie proportionnelle et élection au suffrage universel direct, une majorité absolue au Bundestag aurait pu être recueillie avec quelque 48,5% des suffrages.
Conséquence du résultat du 18 septembre : les Unions chrétiennes et le SPD sont condamnés à s’entendre au sein d’une grande coalition, les autres possibilités d’alliances ayant été écartées. Le scrutin partiel de Dresde revêt un poids psychologique important car le camp qui emportera la circonscription pourra revendiquer avec d’autant plus de force la place de chancelier.

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