Annan appelle à la retenue entre l’Inde et le Pakistan

A son arrivée à Islamabad, mercredi soir, Kofi Annan a indiqué avoir été en « contact » avec les deux parties au conflit sur la question de la nécessaire réduction de la tension entre ces deux puissances nucléaires voisines. Le secrétaire-général des Nations Unies a estimé que le discours du président pakistanais Pervez Musharraf, il y a une dizaine de jours, annonçant des mesures fermes contre l’extrémisme, «était un bon début dans le sens de la réduction des tensions». «Je pense que c’est un pas dans la bonne direction, et nous devons nous en servir», a-t-il dit, à la presse à son arrivée.
M. Annan avait dit quelques instants auparavant aux journalistes l’accompagnant, qu’il n’y avait pas d’autre solution que diplomatique et politique au conflit. Les deux parties devront trouver une manière de résoudre leurs différends par la voie politique et diplomatique, a ajouté M. Annan qui avait espéré pouvoir se rendre à New Delhi au cours de sa tournée qui doit aussi le conduire en Afghanistan. Le secrétaire général de l’ONU devait rencontrer le président Pervez Musharraf jeudi après-midi, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Abdul Sattar. Selon un responsable du ministère des Affaires étrangères pakistanais, M.Annan doit également rencontrer une délégation de femmes du Cachemire, qui l’informeront de la situation des droits de l’Homme dans la portion contrôlée par l’Inde de cette province himalayenne. Islamabad avait exprimé le désir d’une aide onusienne à la résolution du conflit sur le Cachemire qui oppose les deux pays depuis 1947, mais New Delhi a exclu toute idée d’intervention d’une tierce partie.
Après l’Afghanistan ce vendredi, où il doit effectuer la première visite d’un secrétaire général de l’ONU depuis 1959, Kofi Annan doit se rendre en Iran. Toutefois l’Inde n’envisage un retrait de ses troupes déployées le long des frontières avec le Pakistan que lorsque ce pays aura mis fin «aux infiltrations de groupes terroristes» au Cachemire indien. C’est ce qu’a affirmé le ministre indien de la Défense George Fernandes.
Le gouvernement indien « a été clair sur ce point depuis le début» de la crise « quand il a demandé une cessation des attaques par les groupes basés au Pakistan et l’arrêt des bombardements des positions indiennes dans les zones frontalières par l’armée pakistanaise», a ajouté le ministre. Et son porte-parole de renchérir en soulignant qu’«aucun indice particulier n’est venu montrer un changement à long terme dans la politique suivie par le pays voisin dans les zones frontalières ou le long de la ligne de contrôle».

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