Annan exclut les élections générales en Irak

Lors d’une interview publiée par le quotidien japonais Yomiuri Shimbur, Kofi Annan qui devant se prononcer sur la possibilité de l’organisation des élections en Irak, avait dépêché un groupe de missionnaires, a affirmé l’impossibilité d’organiser les élections en Irak dans les délais précisés.
«Il semble qu’apparaît un consensus selon lequel les élections sont essentielles et tout le monde veut des élections. Mais en même temps, il semble y avoir un agrément général sur le fait qu’il ne sera pas possible d’organiser une élection entre maintenant et fin juin» avait-il déclaré. L’entretien dont la date ne fut pas précisé, s’est déroulé au siège de l’ONU à New York.
Kofi Annan devait recevoir son émissaire en Irak. C’est l’Algérien Lakhdar Brahimi qui a été en tête de cette mission. Pendant une semaine, le groupe a mené des enquêtes afin d’étudier la possibilité de l’organisation électorale vivement demandée par les Chiites. Ces derniers ont adopté un ton conciliant suite aux propos de Kofi Annan. «Si l’Onu estime qu’il vaut mieux tenir les élections plus tard, nous n’avons pas d’objection au transfert du pouvoir aux Irakiens pendant une période transitoire, pour trouver des solutions aux problèmes techniques et sécuritaires» a déclaré Ahmed Chayyah al-Barak, membre chiite du conseil de gouvernement transitoire irakien.
Kofi Annan qui a écarté la possibilité de la tenue des élections ne s’est toutefois pas prononcé sur le transfert du pouvoir de l’Administration américaine en Irak à un gouvernement irakien. Par ailleurs, l’administration américaine envisage une modification importante dans son plan de transfert du pouvoir en Irak. Récemment une grande polémique a été soulevée.
En effet, la réaction de la communauté chiite aux propos de Paul Bremer a été très vive. «Le peuple irakien est le seul qui puisse poser son veto à toute législation et personne n’a le droit d’intervenir dans la constitution» a déclaré Cheik Abdel Mahdi Al Karbalaï. Le représentant de l’Ayatollah Ali Sistani dans la ville sainte de Kerbala, répondait ainsi à l’administrateur américain en Irak qui a menacé de mettre son veto au projet de la future loi fondamentale irakienne au cas où l’Islam est prévu comme source principale de la législation du pays.

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