Arafat et Sharon confrontés à une crise gouvernementale

Le président Yasser Arafat devait présenter hier lors d’une réunion cruciale du Conseil législatif (Parlement), la composition de son nouveau gouvernement. Cependant, la réunion semblait compromise, puisque la séance du lundi matin a été reportée à l’après-midi et il n’était pas sûr qu’elle ait lieu.
Des responsables palestiniens avaient affirmé que certains élus subissaient de fortes pressions pour voter en faveur du nouveau cabinet. L’argument de Yasser Arafat est qu’un vote de défiance représenterait une victoire pour Ariel Sharon qui veut l’écarter. Ce dernier est lui aussi confronté à une crise politique majeure, la plus grave depuis la formation de son cabinet en mars 2001. Ses alliés travaillistes menaçaient hier encore de claquer la porte et de rejoindre l’opposition.
Le parti travailliste demande aux ministres et aux parlementaires qui le représentent de voter contre le budget si des modifications n’étaient pas apportées au texte. Le budget prévoit des diminutions importantes des allocations versées aux familles juives les plus pauvres ainsi qu’aux chômeurs. Les Travaillistes rejettent ces coupes et exigent que les crédits alloués aux colons dans les territoires palestiniens soient réduits de 150 millions de dollars. Ariel Sharon a menacé les ministres travaillistes de limogeage s’ils votaient contre le budget. Israël s’acheminait hier vers des élections anticipées dans les 90 jours, sans attendre la fin de la législature, prévue fin octobre 2003.
À Jénine, dans la Bande de Gaza, l’armée israélienne a détruit quatre maisons et procédé à l’arrestation der 57 Palestiniens accusés d’activisme. À Tulkaram, en Cisjordanie, un Palestinien âgé de 16 ans a été tué hier par un tir de char israélien.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *