Argentine : Cristina Kirchner élue présidente

Argentine : Cristina Kirchner élue présidente

La première Dame argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, a été largement élue dimanche présidente dès le premier tour du scrutin devant une autre femme, la députée Elisa Carrio, qui a reconnu sa défaite, selon des résultats partiels portant sur les trois quarts des suffrages. Elle a revendiqué sa victoire dès la publication des tout premiers résultats officiels, ce qui lui a d’abord valu une attaque en règle de sa rivale, Elisa Carrio, qui a finalement reconnu son élection lundi matin.Dans une brève déclaration devant ses partisans rassemblés dans un grand hôtel de Buenos Aires, Mme Fernandez, a remercié les Argentins et rendu hommage à son mari, le président sortant Nestor Kirchner, qui se tenait à ses côtés. Elle a appelé au rassemblement de tous, soulignant que sa large victoire ne la plaçait pas dans une « position privilégiée », mais qu’au contraire, elle l’obligeait à agir avec « responsabilité ». Elle sera la première présidente élue de l’Argentine mais pas la première chef de l’Etat.
Isabel Peron, troisième épouse de l’ex-président Juan Peron, avait été investie présidente en 1974 à la mort de son mari, alors qu’elle occupait les fonctions de vice-présidente. La victoire de Mme Fernandez intervient un an après l’élection à la présidence d’une autre Latino-Américaine, la Chilienne Michelle Bachelet. Elue plusieurs fois députée et sénatrice, Mme Fernandez, 54 ans, a déjà une longue carrière politique derrière elle. Avocate de formation, elle avait déjà triomphé  il y a deux ans dans la province de Buenos Aires, distincte de la capitale argentine, mais qui représente à elle seule près de 40% de l’électorat. Elle y avait été élue sénatrice en battant, cette fois encore, une femme, l’épouse de l’ancien président Eduardo Duhalde, Hilda «Chiche» Duhalde. Les instituts de sondage s’étaient montrés unanimes en annonçant sa victoire dès le premier tour, tout au long d’une campagne qui n’a guère soulevé l’enthousiasme des Argentins. Le traumatisme de l’année 2001 est encore dans tous les esprits, quand, en pleine débâcle économique, cinq présidents s’étaient succédé en moins d’un mois, et l’Argentine aspire désormais à la stabilité, comme elle l’a prouvé en votant massivement, mais sans passion, pour Mme Fernandez.

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