Assassinat de quatre Français en Mauritanie : Arrestation du revendeur de la voiture

«Le revendeur a été arrêté, dimanche, il aurait fait la transaction avec l’un des agresseurs des Français dans un petit restaurant de la ville de Nouakchott, la veille de l’opération menée contre les touristes », a indiqué à l’AFP un des enquêteurs sous couvert d’anonymat. L’homme a été transféré mercredi matin à Aleg où il a rejoint huit autres suspects dans le cadre de l’enquête, qui est toujours aux mains de la gendarmerie de la ville. Les trois agresseurs, présentés par les autorités comme des proches de la mouvance d’Al-Qaïda, sont toujours en fuite.
 Selon le ministère de l’Intérieur, la voiture est entrée le 14 décembre en Mauritanie, en provenance du Maroc.
 Mais « il n’y a pas forcément de liens à établir entre les réseaux terroristes au Maroc et en Mauritanie, le commerce de véhicules étant très florissants entre les deux pays », selon un des enquêteurs. Les enquêteurs avaient auparavant indiqué à l’AFP que les assaillants avaient suivi, à bord de cette Mercedes, les touristes depuis leur départ de Nouakchott, le 24 décembre au matin. Un des agresseurs a ensuite été vu à Aleg au moment où les Français changeaient de l’argent à un guichet. Les touristes, qui voulaient rejoindre en voiture le Burkina Faso, s’étaient ensuite arrêtés sur le bord de la route, près d’Aleg, pour déjeuner à l’ombre d’un arbre lorsqu’ils ont été attaqués. Quatre d’entre eux ont été tués et un blessé.
La Mercedes 190, qui avait des fausses plaques d’immatriculation mauritaniennes, avait été retrouvée dans la ville d’Aleg quelques heures après l’attaque.
Le Maroc a aidé les autorités mauritaniennes en mettant à disposition des spécialistes dans le domaine des empreintes digitales qui ont inspecté le véhicule utilisé et le taxi qui a transporté les assaillants vers le Sénégal.
Des douilles de l’arme utilisée lors de l’attaque sont actuellement analysées au Maroc, pour éventuellement confirmer qu’elles proviennent de la kalachnikov retrouvée dans un tas d’ordures à Aleg et présentée par les enquêteurs comme l’arme du crime.
Selon les autorités mauritaniennes, deux des trois auteurs de l’attaque contre les Français sont soupçonnés d’appartenir au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, devenu Branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI).

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