Attaque de Calcutta : Douze Musulmans arrêtés

Les suspects avaient été appréhendés mercredi soir dans une gare non loin de Calcutta (Est de l’Inde) alors qu’ils revenaient du Bangladesh voisin, ajoute-t-on de source policière, en précisant que les arrestations ont été effectuées sur la base d’informations fournies par d’autres personnes interpellées par la police lors d’une vaste opération lancée après l’attaque tôt mardi matin devant le Centre américain de Calcutta. Des hommes armés circulant à moto avaient ouvert le feu sur des policiers. L’engin, qui a pu être utilisé dans l’attaque, a été saisi chez un responsable musulman au nord de la ville. La police de Calcutta (Est de l’Inde) avait déclaré mercredi avoir interpellé une cinquantaine de personnes dans le cadre de l’enquête sur l’attaque.
Le chef de la police locale, Sujoy Chakraborty, a précisé que deux ressortissants du Bangladesh et un érudit islamique, dont l’identité n’a pas été révélée, faisaient partie des personnes interrogées. Alors que les enquêteurs continuaient de poursuivre «certaines pistes», d’autres sources policières faisaient état le même jour de «plusieurs centaines» d’interpellations depuis l’attaque. Aucun Américain ne figure parmi les victimes. Les assaillants, qui avaient pu s’enfuir, avaient déclenché une vaste chasse à l’homme dans toute la région. Pour l’heure, il n’est pas établi avec certitude que ces hommes visaient le Centre américain, qui a rouvert mercredi matin. New Delhi s’était pourtant empressé d’imputer la fusillade au Pakistan, faisant encore monter d’un cran la tension entre les deux puissances nucléaires. L’idée d’une attaque «terroriste», émise par le chef de la police locale, Sujoy Chakraborty, avait été reprise par le puissant ministre indien de l’Intérieur, Lal Krishna Advani. Une revendication de l’attentat par le groupe islamiste radical Harkat-Ul Jehad-e-Islami, basé au Pakistan, avait aussitôt circulé. Mais Nirupama Rao, porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, a affirmé qu’un chef de la mafia, connu sous le nom de Fahran, alias Aftab Malik, basé dans le Golfe, avait aussi revendiqué l’attentat. L’alerte maximale décrétée à l’ambassade des Etats-Unis et dans toutes ses représentations en Inde, est par ailleurs toujours en vigueur.
Selon le commissaire de New Delhi, Suresh Roy, ce renforcement de sécurité est aussi motivé par des renseignements faisant état d’une possible attaque sur des représentations américaines en Inde, dans le cadre d’une «menace sans précédent» attendue samedi lors des cérémonies d’anniversaire de la République indienne.

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