Attentat à la bombe contre un convoi militaire

Une bombe artisanale a explosé mercredi au passage d’une patrouille de l’armée algérienne, dans la commune de Béni Amrane (wilaya de Boumerdès, 50 km à l’est d’Alger) sans faire de victimes, tandis qu’une vaste opération se déroulait, le même jour, au niveau de plusieurs localités de Zemmouri (sur le littoral de cette wilaya), rapporte la presse locale jeudi.
Au niveau de la commune Zemmouri, des patrouilles de l’armée ont investi les maquis de Ouled Ali et de Legata et la forêt de Chouicha, en étoffant le dispositif de barrages sur les routes menant à cette localité, indique la presse. Des fouilles ont été entreprises au niveau de plusieurs groupements d’habitat avec la vérification de l’identité des résidents, à la recherche de personnes suspectes en relation avec des groupes armés actifs dans le secteur, est-il précise. L’opération intervient suite à l’arrestation de quatre membres présumés d’un réseau terroriste, indiquent les mêmes sources. Il est rapporté également qu’une autre opération de ratissage de l’armée est entreprise, depuis dimanche dernier, dans la commune d’Aghribs ( wilaya de Tizou Ouzou-100km à l’est d’Alger), opération qui survient après un attentat à la bombe contre un convoi militaire qui a fait deux blessés, près du village de Taboudoucht, rapporte, pour sa part, le journal «Ouest Tribune». Le même secteur a connu quelques jours auparavant un attentat manqué à la bombe contre le maire de Aghrbis, dont le convoi retournait d’une visite dans une localité voisine. En riposte à ces attentats, l’armée algérienne a engagé une opération de ratissage à la recherche du groupe armé auteur présumé de ces attaques. Par ailleurs, la direction de la sûreté algérienne a apporté des précisions concernant des informations de presse sur un attentat-suicide déjoué contre un siège de police à Bouira (100 km à l’est d’Alger), début février courant, et à propos duquel le nom d’une jeune fille, de 21 ans, a été citée comme étant la candidate kamikaze.
Selon un communiqué de police, il s’agissait d’ «un pseudo attentat» dont l’alerte a été donnée par un appel téléphonique anonyme adressé»» au siège de la sûreté de Bouira. Aussitôt l’alerte donnée, les investigations ont conduit à la localisation de l’auteur de l’appel, qui a avoué avoir recouru à ce canular par vengeance, ayant été éconduit par la jeune fille, dénommée Sabrina. La presse algérienne avait fait état de la mise en échec d’un attentat- kamikaze contre le siège de sûreté de Lakhdaria dont les auteurs, y compris la kamikaze «Sabrina», avaient été appréhendés au bout d’intenses recherches, avec notamment le concours de l’opérateur téléphonique.

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