Attentat contre la police à Kirkouk

Le nouvel attentat perpétré à Kirkouk au nord de l’Irak a fait sept morts outre les deux kamikazes et 46 blessés dont 11 civils. Il s’agit d’un attentat-suicide qui a visé, encore une fois, un commissariat de police à Kirkoud où vivent Arabe, Kurdes, et Turcomans. Depuis quelque temps, la police et les forces de l’ordre sont devenues des cibles favorites des assauts meurtriers. Kirkouk représente le théâtre d’attaques quotidiennes contre la police et les forces paramilitaires irakiennes. La guérilla leur reproche notamment de travailler en collaboration avec les forces américaines occupant le pays.
La police irakienne se plaint souvent de manque d’équipements. Les agents ne disposent que de fusils d’assaut AK-47, les forces américaines ne leur fournissent pas une protection suffisante. Depuis la chute du régime de Saddam, février a été le mois le plus sanglant pour les Irakiens. « C’est le mois le plus meurtrier car plus de 250 Irakiens ont été tués, pour la plupart des policiers », a affirmé le porte-parole du chef de la police, le général Raad al-Naïmi en ajoutant que « toutes les attaques ont visé des policiers et des civils, mais pas d’Américains ». Expliquant ces actes : « ce n’est pas difficile de viser des soldats américains, mais ils préfèrent tuer des Irakiens car ils ne veulent pas de stabilité dans ce pays ».
Cette campagne meurtrière a commencé en août 2003 avec l’assassinat du dirigeant chiite Mohammad Baqr Al-Hakim dans un attentat à la voiture piégée qui a tué au moins 82 personnes dans la ville sainte de Najaf (sud de Bagdad). Cet attentat coïncide avec la visite surprise de Donald Rumsfeld. Le secrétaire américain à la Défense est arrivé à Bagdad pour des entretiens avec les responsables de la coalition occupant l’Irak. Il s’agit de sa quatrième visite dans la région depuis avril 2003, date de la chute du régime de Saddam.
Pour raison de sécurité, la visite de Rumsfeld qui arrivait du Koweït n’a pas été divulguée. Récemment, deux hauts responsables américains ont failli être victimes des assauts perpétrés en Irak. Il s’agit de Paul Wolfowitz, le numéro deux du Pentagone et du général John Abizaïd, le chef du Commandant central des forces américaines (Centcom). Le premier lors d’une attaque à la roquette alors qu’il était de passage à Bagdad en décembre et le second le 12 février à Falloujah. Donald Rumsfeld a déclaré sur l’aéroport de Shannon où il a été accueilli par l’administrateur civil américain, Paul Bremer, qu’il existe une « convergence d’intérêts entre les réseaux terroristes, les membres de l’ancien régime et quelques criminels ».
Pour lui , le réseau d’Al-Qaïda est actif en Irak. Les réseaux terroristes cherchent à déclencher des conflits entre les différentes communautés ethniques et religieuses de l’Irak. Ils cherchent « clairement à susciter des conflits entre différents groupes religieux et ethniques, dans l’espoir que cela les avantagera et que cela désavantagera les forces de la coalition», a affirmé le chef du Pentagone.

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