Attentats en 2005 au Bangladesh : 21 islamistes condamnés à mort


21 accusés, dont trois étaient absents, ont été condamnés à la pendaison "après avoir été reconnus coupables d’avoir commis des attentats à la bombe le 17 août 2005", a annoncé Amirul Islam, un représentant du tribunal du district de Jhenidah, dans le sud-ouest du pays.

Ces attentats, qui avaient fait trois morts, avaient été revendiqués par un groupe islamiste interdit, le Jamayetul Mujahideen, dont le but est d’imposer la loi coranique.

Les 21 condamnés, âgés de 21 à 25 ans, sont membres de ce groupe extrémiste, a précisé le représentant du tribunal.

Le gouvernement de coalition de quatre partis, dont deux islamistes, dirigé par le Premier ministre Khaleda Zia, minimisait jusqu’alors l’impact des extrémistes dans le pays, et réfutait des allégations selon lesquelles ils pouvaient avoir des liens avec le réseau terroriste Al-Qaëda.

Mais ces attentats, suivis par une vague d’attaques à répétition également imputées au Jamayetul Mujahideen, dont plusieurs attentats-suicide, l’avaient contraint à reconnaître qu’il lui faudrait du temps pour venir à bout des islamistes.

28 personnes avaient trouvé la mort dans ces attentats, dont quatre kamikazes.

Le 17 août 2005, des bombes de faible puissance avaient explosé presque en même temps dans presque chaque ville du Bangladesh. Des tracts portant la marque du Jamayetul Mujahideen avaient été retrouvés sur les sites des explosions, réclamant l’instauration de la loi islamique.

Le Bangladesh, qui compte 140 millions d’habitants, est le troisième pays musulman du monde par sa population.

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