Au moins 1.073 tués dans les violences en avril

Au moins 1.073 Irakiens ont été tués en avril en Irak, la plupart d’entre eux dans les combats entre milices chiites et Forces de sécurité, selon des chiffres officiels obtenus mercredi. Les chiffres des ministères de l’Intérieur, de la Défense et de la Santé, compilés par l’AFP, indiquent que 966 civils irakiens, 38 soldats et 69 policiers irakiens ont été tués au cours de ce mois. «Le bilan des morts en avril est alimenté principalement par les combats entre miliciens chiites et forces irakiennes», a indiqué à l’AFP une source de sécurité irakienne. Selon ces chiffres, 1.745 civils, 104 militaires et 159 policiers ont été blessés au cours de la même période.
Des affrontements meurtriers opposent des troupes régulières irakiennes et des unités américaines à des miliciens chiites, à Sadr City, le fief du chef radical antiaméricain Moqtada Sadr, où vivent plus de deux millions d’habitants. En outre, 21 soldats américains ont été tués à Bagdad au mois d’avril, et 47 en Irak, le bilan le plus lourd pour les pertes américaines depuis septembre 2007, au cours duquel 65 soldats des Etats-Unis avaient perdu la vie. Selon un porte-parole américain, le colonel Steven Stover, au moins 13 combattants chiites ont été tués mercredi dans de nouveaux accrochages à Sadr City, où l’armée américaine continue d’ériger des murs censés prévenir les tirs de roquettes et d’obus de mortiers. Le Premier ministre irakien a renouvelé mercredi devant la presse à Bagdad son engagement à « libérer » ce quartier déshérité, fief de l’armée du Mahdi de Moqtada Sadr, de l’emprise des milices.
«Nous sommes déterminés à libérer ce quartier de l’emprise des milices et à éliminer tous ceux qui tirent des roquettes sur les institutions de l’Etat, stockent des armes dans les mosquées et prennent des fonctionnaires de l’Etat en otage», a déclaré Nouri al-Maliki.
Il a répété que l’objectif final du gouvernement était de «démanteler l’Armée du Mahdi», et d’autres groupes armés, sunnites, comme «l’Armée islamique, l’Armée d’Omar, ainsi qu’Al-Qaïda». Les sadristes accusent M. Maliki et les troupes américaines de vouloir les affaiblir, voire les éliminer, avant des élections cruciales en octobre et d’imposer un siège à Sadr City. «Ce qui se passe à Sadr City est un crime contre l’Humanité», a estimé mardi le porte-parole des sadristes à Najaf, Salah al-Obeidi. «Personne ne peut l’accepter et le silence du gouvernement est inadmissible», a-t-il ajouté. Cette hausse de la violence en avril intervient alors que les responsables américains assurent que leurs renforts déployés en Irak en 2007 ont permis d’y améliorer la sécurité dans le pays. Mercredi, un rapport annuel du Département d’Etat a ainsi évoqué une baisse des attaques « terroristes ».

• Salam Faraj (AFP)

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