Bagdad demande l’effacement de la dette datant de l’ère Saddam

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé jeudi les pays de la région à effacer les dettes de l’Irak datant de Saddam Hussein, tandis que la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice demandait avant tout un soutien logistique pour l’Irak. Plusieurs dizaines de pays étaient réunis en Suède pour examiner le plan quinquennal de réforme économique et politique mis en place en mai dernier. Ouvrant la conférence internationale sur l’Irak à Upplands Väsby, en Suède, pour faire le point sur l’évolution sur le terrain, M. Al-Maliki a demandé notamment à l’Arabie saoudite, au Koweït, aux Emirats arabes unis et au Qatar, d’effacer la dette de l’Irak (au moins 67 milliards de dollars; 42,8 mds d’euros) ainsi que les réparations de guerre remontant au temps de Saddam Hussein. Ces sommes constituent selon le Premier ministre «un obstacle à la reconstruction et au développement». Il s’est par ailleurs félicité des progrès enregistrés en termes de sécurité et de développement économique, et a estimé que son gouvernement avait empêché le pays de sombrer dans «l’abysse de la guerre civile». «L’Irak a obtenu des succès majeurs dans la lutte contre le terrorisme avec le soutien de la communauté internationale», a-t-il déclaré. Condoleezza Rice a pour sa part appelé la communauté internationale à s’investir davantage dans les projets de développement. «Ceci n’est pas une conférence de dons. Les Irakiens n’ont pas besoin de grosses sommes d’argent», a-t-elle souligné. «Ce dont ils ont besoin, c’est une aide technique et logistique importante.» «J’espère que la communauté internationale redoublera d’efforts pour aider l’Irak à devenir un Etat capable», a-t-elle lancé. Ibrahim Gambari, l’émissaire de l’ONU auprès du groupe «Iraq Compact», formé en mai 2007 pour créer un partenariat permanent entre l’Irak et la communauté internationale, avait annoncé mercredi que la réunion d’Upplands Väsby, près de Stockholm, ferait le bilan des réalisations concrètes des Irakiens et de la communauté internationale, conformément aux engagements pris pour aider à la stabilisation du pays. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui co-présidait la conférence avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, devait rappeler que la communauté internationale «reste déterminée à faire tout ce qu’elle peut pour soutenir le peuple et le gouvernement d’Irak», a déclaré mercredi la porte-parole adjointe de l’ONU Marie Okabe.


• Karl Ritter (AP)

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