Ban Ki-moon appelle Khartoum à protéger les civils

Ban Ki-moon appelle Khartoum à protéger les civils

Le chef de l’ONU Ban Ki-moon a appelé mercredi le Soudan à protéger ses civils, après l’émission d’un mandat d’arrêt contre son président Omar el-Béchir, exhortant Khartoum à ré-autoriser les ONG expulsées en réplique à l’action de la Cour pénale internationale.
Mais M. Ban n’a pas demandé explicitement à M. Béchir de coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI), ce qui reviendrait à demander au président d’un Etat membre de l’ONU de se livrer à la justice internationale.
Dans un communiqué aux termes prudents diffusé par sa porte-parole, Michèle Montas, M. Ban souligne qu’il reconnaît l’autorité de la CPI, «institution judiciaire indépendante». Affirmant que l’ONU entend continuer ses activités, notamment humanitaires au Soudan, il appelle Khartoum à continuer de coopérer avec elle, «tout en remplissant son obligation d’assurer la sûreté et la sécurité de la population civile et des personnels de l’ONU».
Le secrétaire général «espère que le gouvernement du Soudan abordera la question de la paix et de la justice de manière conforme à la résolution 1593 du Conseil de sécurité», ajoute le communiqué.
Or cette résolution du 31 mars 2005, par laquelle le Conseil avait déféré au procureur de la CPI la situation au Darfour, comporte un paragraphe ambigu pouvant prêter à des interprétations différentes.
Il affirme que le gouvernement soudanais doit «coopérer pleinement avec la Cour» (…) «tout en reconnaissant que le Statut de Rome n’impose aucune obligation aux Etats qui n’en sont pas parties». Le Soudan n’est pas signataire du Statut de Rome, qui avait créé la CPI, et en conséquence ne reconnaît pas celle-ci.
Pressée lors d’un point de presse d’expliciter ce passage du communiqué, Mme Montas s’est refusée à dire clairement si M. Ban souhaitait que Khartoum livre M. Béchir à la CPI.
Priée de dire si M. Ban continuerait à avoir des contacts personnels ou téléphoniques avec M. Béchir, elle a répondu: «Je ne peux pas répondre à ce stade».

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