Bush, le président de guerre

Bush, le président de guerre

La cote de popularité de G.W. Bush est au plus bas niveau. Et pour raison ! À neuf mois des élections présidentielles américaines, Bush se trouve confronté au scandale des ADM. Et pourtant sa mauvaise image dans les opinions publiques européennes ne paraît pas l’affecter. « Je ne vais pas changé ma philosophie ou mes points de vue (…) À cause des sondages. Ce n’est pas ma nature» affirme Bush dans une émission politique phare « Meet the Press » diffusée par la NBC. Accusé d’avoir exagéré la menace irakienne pour renverser Saddam Hussein, Bush remodèle ses arguments. En effet, selon le président des USA, si aucune arme de destruction massive n’a été découverte, l’Irak avait toutefois « la capacité » d’en obtenir. Aussi Saddam Hussein « représentait un danger pour l’Amérique », l’attaque contre l’Irak était une «nécessité » et la mort des 500 soldats américains en Irak en valait la peine. En effet, Bush contre-attaque et s’auto-définit comme le président de la guerre. « Je veux diriger le monde vers plus de paix et de liberté », a-t-il déclaré lors de l’entretien mené dans le bureau ovale de la Maison-Blanche en ajoutant « je veux diriger ce grand pays afin de travailler avec les autres pour changer le monde de manière positive ».
À ce propos, Bush vient de nommer une commission d’enquête sur les défaillances des services de renseignement avant la guerre. Mais il continue de couvrir le directeur de la CIA « je crois vraiment que la CIA est bien dirigée par George Tenet ». Il a même défendu sa décision de repousser le rapport de la commission d’enquête au 31 mars 2005. « Nous ne voulions pas agir dans la précipitation », a affirmé Bush et d’ajouter « il est important que cette enquête ait du temps».
G.W. Bush tente de mettre fin à sa dangereuse glissade dans les sondages. En effet, face à un président qui semble en difficulté politique et économique, John Kerry, rafle des victoires. Selon des sondages réalisés pour le Newsweek, M. Kerry aurait une avance de 5 points sur Bush (50% contre 45%). Avec le Maine John Kerry a pu remporter dix Etats sur onze marquant ainsi une avance sur les cinq autres démocrates. John Kerry deviendrait incontournable s’il s’imposait dans ces deux nouvelles primaires de Virginie et du Tennessee.
Aussi Kerry, avec ses 45%, est en tête de la course aux présidentielles démarrées à la mi-janvier. Il est suivi de Howard Deab en deuxième position avec 26%, troisième Dennis Kucinich avec 15%, quatrième John Edwards, suivi de Wesley Clark.
Par ailleurs, le président fut accusé d’avoir voulu échapper à ses obligations militaires. « J’ai fait mon devoir », a-t-il répliqué aux accusations démocrates. Bush, alors étudiant, n’est pas allé combattre au Vietnam. À cette même période, il était au service de la Garde nationale du Texas. Interrogé sur John Kelly, le Président a démenti avoir connu le sénateur Kelly à l’université.
Par ailleurs, sur le volet économique, Bush doit faire face à l’opposition démocrate qui lui reproche d’être responsable de la disparition de deux millions d’emplois depuis son élection en janvier 2001. Pour se défendre le président républicain affirme que « le pays a ajouté 366.000 nouveaux emplois au total sur les cinq derniers mois » et que grâce à sa bonne gouvernance, l’économie américaine a été remise sur les rails.
« Ces dernières semaines ont confirmé que l’économie américaine est solide et se renforce. Le taux de chômage est tombé à 5,6% en janvier, le quatrième mois consécutif de baisse, et nous avons créé 112.000 nouveaux emplois, la plus forte augmentation mensuelle depuis décembre 2000 », souligne M. Bush dans son allocution radiophonique hebdomadaire.
Toujours pour défendre son bilan économique, Bush a aussi évoqué la hausse des commandes de l’industrie manufacturière, la forte croissance du Produit intérieur brut (PIB) au second semestre 2003 et la faible inflation.
« Pour la première fois de notre histoire, plus de la moitié des familles appartenant à des minorités ethniques possèdent leur propre maison » en précisant que ce sont des signes « que notre reprise économique se transforme en une expansion durable».
L’opposition démocrate accuse les baisses d’impôts obtenues du Congrès par le soin de Bush, d’avoir creusé le déficit fédéral de 521 milliards de dollars en 2004. En effet, Les impôts ont baissé de l’ordre de 1.700 milliards de dollars.

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